Lille : Les conducteurs de bus vont reprendre le travail, après deux jours de droit de retrait

TRANSPORTS Aucun bus ne circule sur le réseau lillois depuis deux jours après l’agression d’un conducteur à l’eau de javel, samedi

Mikaël Libert
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Un bus dans les rues de Lille (illustration).
Un bus dans les rues de Lille (illustration). — M.LIBERT/20 MINUTES
  • Les transports en commun lillois sont fortement perturbés depuis lundi matin en raison d’un mouvement de grève spontané.
  • Une partie du personnel exerce sont droit de retrait après l’agression d’un conducteur de bus à l’eau de javel, samedi.
  • La direction a reçu les représentants du personnel, lundi, sans toutefois qu’un accord ait pu être trouvé.

Edit, mardi, à 19 h : Le trafic des bus doit reprendre normalement mercredi, après une interruption due à un droit de retrait des conducteurs choqués par une agression, a annoncé l’opérateur. Un partenariat renforcé a été mis en place avec la police, la gendarmerie et des effectifs d’agents de sécurité.

Ce mardi, les conducteurs de bus lillois ont entamé leur deuxième jour de grève après l’agression d’un de leurs collègues, samedi, à Sequedin, près de Lille. La direction d’Ilévia a reçu les grévistes, lundi, sans toutefois parvenir à trouver un accord.

Aucun bus du réseau urbain Ilévia ne circulait, ce mardi matin, dans la Métropole européenne de Lille (MEL) comme cela avait déjà été le cas la veille. Le mouvement des conducteurs de bus a été rejoint par les conducteurs de tramway avec pour résultat la paralysie totale des deux lignes Lille-Roubaix et Lille-Tourcoing. Le délégataire du service public de transports en commun, Ilévia, a toutefois assuré que les deux lignes de métro fonctionnaient normalement.

Des agressions devenues quotidiennes

Ces perturbations sont la conséquence d’une grève spontanée d’une partie du personnel Ilévia après qu’un de leurs collègues, conducteur de bus, s’est fait asperger d’eau de javel, samedi, alors qu’il regagnait le dépôt de Sequedin. Les grévistes dénoncent des conditions de travail difficiles en raison des agressions physiques et verbales devenues de plus en plus fréquentes, voire « quotidiennes ».

La direction d’Ilévia a reçu, lundi, les représentants du personnel. « Au terme de cette première journée, aucun accord n’a encore été trouvé », a déclaré Ilévia dans un communiqué. La direction affirme ériger comme « une priorité » la mise en place de « dispositifs pour permettre aux agents d’exercer leurs fonctions dans les meilleures conditions de sécurité ». La CGT, elle, regrette « l’attentisme » de Kéolis, maison mère d’Ilévia.

De son côté, l’union des voyageurs du Nord (UVN) dénonce sur Twitter comme « inadmissibles » ces « agressions et ces difficultés ». L’association estime néanmoins que « ce n’est pas une raison pour nuire aux usagers du réseau ».