Daniel Fasquelle, le député UMP qui désavoue Pécresse

EDUCATION «Il faut cesser de faire passer les universitaires pour des paresseux.» Dans la bouche d'un député UMP, la sentence prend un relief particulier...

Gilles Durand

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 Le député UMP du Touquet (Pas-de-Calais), Daniel Fasquelle.
 Le député UMP du Touquet (Pas-de-Calais), Daniel Fasquelle. — DR

Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet, est aussi enseignant-chercheur à l'université du Littoral et doyen de la faculté de droit. La réforme, il ne la soutient pas et il l'a fait savoir à la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Mieux, il a même rédigé ce week-end une nouvelle proposition de loi qu'il fera circuler, dès aujourd'hui, auprès de ses collègues de l'Assemblée nationale.

«Je veux rapprocher deux mondes qui veulent la même chose, mais ne se comprennent pas», assure-t-il. Et de dénoncer, à l'instar des grévistes, le trop grand pouvoir donné au président de l'université et la modulation des heures de cours, présentée comme une sanction. «Le malaise est grand, souligne le chercheur. Pour la première fois depuis sa création, l'université du Littoral-Côte-d'Opale va se mettre en grève mardi.»

Ce sera également le cas toute la semaine à Lille-I et Lille-III, où la mobilisation semble s'intensifier. Lors d'assemblées générales dans les deux campus, la grève a été reconduite au moins jusqu'à vendredi avec, en point d'orgue, une manifestation régionale programmée demain après-midi à Lille. «Nous poursuivons la grève administrative concernant les notes», assure Michel Maillard, représentant du syndicat Snesup à Lille-III.

A Lille-II, ce sont les étudiants qui vont provoquer une assemblée générale dans la journée de lundi (voir notre carte des mobilisations). Le mot d'ordre général reste l'arrêt des réformes prévues. «On navigue toujours dans le flou le plus total concernant l'avenir de la formation universitaire et ses missions de service public», regrette Claire Bornais, secrétaire adjointe du Snesup de Lille-I.