Vaccination : Le Pas-de-Calais reçoit 8.000 doses supplémentaires de Moderna

PANDEMIE Des campagnes de dépistage seront également organisées lundi et mardi à Saint-Omer et à Dunkerque

20 Minutes avec AFP

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Préparation d'une dose du vaccin Moderna.
Préparation d'une dose du vaccin Moderna. — Jim Ruymen/UPI//SIPA

Quelque 8.000 doses de vaccin Moderna supplémentaires ont été allouées pour le Pas-de-Calais afin d’enrayer une accélération de l’épidémie de Covid-19, après l’envolée des contaminations dans le Dunkerquois, a annoncé ce vendredi l’Agence régionale de santé (ARS).

« 2.000 doses sont déployées dans un premier temps pour des vaccinations dès les prochains jours et 6.000 doses seront livrées début mars », a détaillé l’ARS dans un communiqué. Elles seront « réparties dans les centres de vaccination du territoire afin d’accélérer la vaccination des 75 ans et plus », a-t-elle précisé.

Forte circulation du variant britannique

Par ailleurs, une campagne de dépistage « exceptionnelle » sera organisée lundi et mardi à Saint-Omer pour « faciliter l’accès au test au plus près des lieux de vie ou de travail des habitants ». Ces tests, gratuits, sans rendez-vous et sans ordonnance, même sans symptôme, seront menés par des médiateurs. Le Pas-de-Calais connaît ces derniers jours une « accélération importante » de la circulation du virus, avec un taux d’incidence à 268,4 cas pour 100.000 habitants, contre 180,5 le 31 janvier. Cette circulation du virus est particulièrement marquée dans l’Artois et l’Audomarois avec des taux d’incidence qui dépassent les 500 dans certains secteurs.

A Dunkerque, une campagne exceptionnelle de dépistage  menée jeudi et vendredi sera par ailleurs renouvelée lundi et mardi, a indiqué l’ARS. Plus de 1.750 tests antigéniques et PCR, dont au moins 51 se sont révélés positifs, ont été menés depuis jeudi dans le Dunkerquois, a précisé l’ARS à l’AFP vendredi soir. Sur huit tests positifs recensés jeudi à Dunkerque, sept étaient de variant britannique.

L’ARS avait donné l’alerte le 10 février face à une accélération « préoccupante » de la circulation de ce variant dans les environs de Dunkerque. Il est présent dans « plus de 70 % des tests RT-PCR positifs dans certains laboratoires » avait-elle précisé lundi.