Coronavirus à Lille : Martine Aubry demande « la vérité » au gouvernement sur les doses de vaccin

VACCINATION La maire de Lille s'insurge contre le nombre limité de doses de vaccin

20 Minutes avec AFP
Martine Aubry, maire (PS) de Lille.
Martine Aubry, maire (PS) de Lille. — M.Libert / 20 Minutes
  • Martine Aubry était présente, ce lundi, à l’ouverture de l'un des deux centres de vaccination de la ville de Lille.
  • La maire de Lille a vivement critiqué le gouvernement sur le faible nombre de doses à disposition.

Peu critique ces derniers mois sur la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, Martine Aubry s’est lâché, ce lundi matin, à l’occasion de l’ouverture d’un centre de vaccination dans le quartier de Fives, l’un des deux centres ouverts à Lille. « Que le gouvernement dise la vérité ! Qu’on ne recommence pas la même histoire qu’avec les masques ou les tests », a exhorté la maire de Lille alertant sur une « pénurie de vaccins » au moment où  la vaccination contre le Covid-19 s’élargit aux plus de 75 ans.

Aubry voulait ouvrir le Zénith pour la vaccination

« Ma conviction c’est qu’on est vraiment en pénurie de vaccins » a affirmé la maire socialiste, faisant part d’une « grande inquiétude ». La mairie a ouvert ces deux centres de vaccination, à la capacité respective de 800 et 840 personnes par semaine, pour la vaccination, mais s’est vue refuser d’en ouvrir plus, a-t-elle rapporté.

« Le préfet nous a demandé d’organiser deux centres mais pas plus », a indiqué Martine Aubry, qui souhaiterait également ouvrir le Zénith pour la vaccination. « Nous pourrions y vacciner 1.000 ou 2.000 personnes par jour, mais cela nous a été refusé alors que Lyon et Cannes le font », constate la maire, pour qui le problème, « c’est l’arrivée des doses, tout le sujet est là ».

« Qu’on ne nous fasse pas croire que tous les plus de 75 ans peuvent s’inscrire »

Dans les centres municipaux, qui fonctionnent avec du personnel administratif et des médecins et infirmiers fournis par la ville, « la vraie difficulté, c’est qu’on a été plein immédiatement et qu’on a un nombre de doses extrêmement restreint, donc on ne peut pas augmenter », détaille-t-elle.

« Je comprends fort bien qu’on donne plus de doses aux zones qui sont largement infectées, mais qu’on nous le dise, qu’on ne nous fasse pas croire que toutes les personnes de plus de 75 ans peuvent s’inscrire alors qu’aujourd’hui, tout est bloqué. C’est vrai à Paris, c’est vrai à Lille et j’imagine dans beaucoup d’endroits », conclut Marine Aubry.