Coronavirus à Roubaix : Très faible participation à la campagne de dépistage massif

SANTE Environ 5% de la population roubaisienne a pris part à l'opération de tests massifs organisée la semaine de dernière

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un diagnostic de test antigénique.
Illustration d'un diagnostic de test antigénique. — G. Durand / 20 Minutes

La campagne de dépistage du Covid-19 organisée depuis lundi à Roubaix, qui devait permettre d’évaluer l’impact des fêtes ainsi que la présence éventuelle du variant britannique parmi les cas positifs, s’est terminée, samedi, sans avoir attiré les foules, selon les chiffres communiqués par l’Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France.

Dans les six centres ouverts pour l’opération « Roubaix sans Covid », 5.304 personnes sont venues se faire dépister entre lundi et samedi et 66 ont été testées positives d’après les chiffres diffusés chaque jour par l’ARS, organisatrice de cette campagne à grande échelle.

« Les populations sont un peu découragées »

La mairie de Roubaix, une ville de 97.000 habitants, n’avait pas souhaité évoquer d’objectif chiffré mais les capacités de tests étaient prévues pour accueillir entre 10.000 et 15. 000 volontaires durant la semaine. Les autorités avaient également insisté sur le fait que les 30.000 personnes qui travaillaient à Roubaix sans y résider pouvaient aussi bénéficier de la campagne de dépistage.

Roubaix avait connu cet automne, au cours de la seconde vague de l’épidémie, des taux d’incidence extrêmement élevés, à plus de 1.100 nouveaux cas sur 7 jours pour 100.000 habitants.

Pour le professeur Philippe Froguel, cette faible participation traduit « la méfiance des populations roubaisiennes envers tout ce qui est organisé par l’Etat et aussi que les populations sont un peu découragées », mais l’opération a néanmoins permis de montrer qu'« aujourd’hui à Roubaix, il n’y a pas de flambée extraordinaire du nombre de cas ».

Résultat du séquençage dans les prochains jours

« Ce qui se justifiait dans la période où Roubaix était un des endroits les pires de France est arrivé beaucoup trop tard, c’est pour cela que l’on a ajouté des questions scientifiques » auxquelles la campagne devait permettre de répondre, a-t-il souligné.

Grâce à un double test, antigénique et PCR, sur chaque participant, et à un séquençage de tous les échantillons positifs, elle doit permettre d’évaluer la fiabilité des tests antigéniques et de se faire une idée de l’éventuelle circulation du variant britannique. Le résultat du séquençage devrait être connu dans les prochains jours.

Une autre vaste campagne de dépistage du Covid-19 a été lancée mercredi à Saint-Etienne, pour une semaine. De précédentes opérations au Havre et à Charleville-Mézières n’avaient pas été marquées, non plus, par une participation massive de la population.