Lille : L’opération escargot des grossistes en boisson a fortement perturbé la circulation

MANIFESTATION Des distributeurs de boissons en colère ont mené une opération escargot autour de Lille, provoquant des ralentissements sur les autoroutes

G.D. avec AFP

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Les camions stationnés sur le champ de Mars, à Lille, après la manifestation et l'opération escargot du 7 janvier 2020.
Les camions stationnés sur le champ de Mars, à Lille, après la manifestation et l'opération escargot du 7 janvier 2020. — M.F.

De fortes perturbations de circulation autour de Lille. Comme ils l'avaient annoncé, des grossistes en boissons des Hauts-de-France ont organisé une opération escargot ce jeudi matin, pour demander à bénéficier des mêmes aides que les cafés et restaurants face à la crise sanitaire liée au Covid-19. Ils annoncent des actions nationales, le 19 janvier.

Quatre convois rassemblant en tout une centaine de camions ont convergé vers Lille où ils ont prévu de se garer sur le Champs de mars pour laisser place à une manifestation à pied accompagnée par douze camions représentant les entreprises participant au mouvement, a expliqué Laurent Pecqueur, gérant de la société Sodiboissons de Saint-Omer.

« Cela ira crescendo »

La préfecture de la zone de défense Nord a averti dans un communiqué de « fortes perturbations sur l’ensemble du réseau autoroutier », des cortèges empruntant les autoroutes A21, A23 et A25.

« Cela ira crescendo tant que l’on ne rentrera pas dans les bonnes cases pour les aides, qui sont tellement importantes pour nos entreprises », a assuré Laurent Pecqueur, devenu un des porte-parole de la filière depuis quelques mois.

Les grossistes des Hauts-de-France indiquent, dans un communiqué, avoir perdu sur l’année 2020 près de la moitié de leur chiffre d’affaires. Se présentant comme des « entreprises familiales à taille humaine constituées de capitaux français », ils demandent à bénéficier des mêmes aides que leurs clients, les cafés et restaurants, dans le cadre du fonds de solidarité, et notamment de l’indemnisation à hauteur de 20 % du chiffre d’affaires mensuel, « mais sans limite de plafond ».

Une délégation reçue à la préfecture

Face aux stocks très importants accumulés en raison de la fermeture de leurs clients, ils revendiquent aussi une prolongation de quelques mois de la date de durabilité minimale de leurs produits, comme lors du premier confinement, et une campagne de communication pour l’expliquer aux consommateurs.

Estimant « s’être fait balader par le gouvernement » jusqu’à présent, ils demandent à rencontrer le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. A Lille, une délégation a été reçue à la préfecture en fin de matinée, selon Laurent Pecqueur.