groupement d'intérêts à la Catho

Olivier Aballain

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Les écoles du boulevard Vauban abattent les murs. L'Université catholique de Lille a annoncé hier la naissance de son Institut polytechnicum. Derrière le nom, un principe dans l'air du temps : l'alliance de trois écoles d'ingénieurs (l'Isa, l'Isen et HEI) avec la Faculté libre des sciences et technologies, pour développer de nouveaux projets pédagogiques et améliorer leur visibilité, notamment à l'international.

Alors que dans le secteur public l'opération Campus en est encore à l'état de projet, Polytechnicum démarre avec quelques cadeaux de baptême. A la Faculté des sciences, un cursus de licence permet déjà d'accéder aux trois écoles d'ingénieurs sans passer par une classe prépa. Et dans les classes préparatoires, la seconde année pourra se faire à l'Université de Greenwich, dans la banlieue de Londres. Enfin, l'ouverture d'une représentation à Chenaï, en Inde, marque la volonté de favoriser les échanges à l'international. « Y aller seul était impossible car nous sommes trop petits, là nous représentons 5 000 étudiants et une force de recherche considérable », explique Pierre Giorgini, directeur de l'Isen et délégué de Polytechnicum.

Pour Bernard Deltête, le président de l'institut, « ce sont les entreprises qui poussent à cette convergence, car en sciences de l'ingénieur le décloisonnement est une réalité entre l'électronique, la chimie, la biologie et même le management ». Même la question de la gouvernance s'est réglée simplement, les écoles partageant déjà nombre d'administrateurs. Finalement, seul le nom pose encore problème : l'acronyme IPL (Institut polytechnicum de Lille) est déjà utilisé par l'Institut Pasteur de Lille... ■