Danone doit se préparer à payer encore

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Cette fois Danone n'a plus le choix. Mustapha Merahi, qui a attaqué la firme après 961 contrats d'intérim en dix ans à l'usine de Bailleul, vient d'obtenir la nomination d'un expert pour évaluer son manque à gagner. En septembre 2007, Danone avait déjà été condamné par les prud'hommes d'Hazebrouck à verser 33 000 euros d'indemnités à son ancien salarié pour ne lui avoir jamais proposé de CDI. Mais cette fois, Mustapha Merahi réclame la compensation des primes d'intéressement aux bénéfices de l'entreprise, auxquelles il n'a jamais eu droit. Pour Jean-Sébastien Joly, son avocat, la somme à récupérer pourrait cette fois dépasser les 100 000 euros : « Il aurait placé la prime sur le fonds de placement Danone, dont l'action a pris au moins 20 % tous les ans sauf en 2001... » La cour d'appel de Douai a confirmé, jeudi dernier, la nomination d'un expert pour évaluer le préjudice. « Nous lui ouvrirons nos portes, il n'y a pas de problème », a réagi la direction du groupe multinational. ■