« Tout le monde n'est pas prêt à encaisser la procédure »

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Jean-Yves Jalain, directeur d'un foyer d'accueil pour femmes battues :

« On ne peut que se réjouir de l'ouverture d'une telle structure. Mais la plupart des femmes victimes de violences conjugales veulent souvent être débarrassées de leurs problèmes. Pour qu'il y ait remboursement, il faut une procédure souvent longue et fastidieuse. Tout le monde n'est pas prêt à l'encaisser. »

Philippe Lemaire, procureur

de la République de Lille :

« Nous avons une longueur d'avance sur tout le monde avec ce bureau. On a six mois pour faire nos preuves. Mais, à aucun moment, je n'envisage de le fermer en juin. »

Jean-Claude Chilou, premier président de la cour d'appel de Douai :

« Après l'audience, le condamné est suivi, qu'il soit incarcéré ou non. La victime, elle, se retrouve souvent seule avec sa souffrance et son désespoir. Combien d'entre-elles n'ont pas été indemnisées faute de conseil ? Je ne sais pas, mais ce temps-là est révolu. » ■ Recueilli par V. V.