Extradé et inculpé

Olivier Aballain

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Leur violence a plongé la police dans la stupeur. L'un des deux agresseurs présumés de policiers en civil, jeudi soir à Lille, a été mis en examen pour violences et rébellion. Son complice, interpellé en Belgique, devrait être extradé pour répondre de tentative d'homicide volontaire, a-t-on appris samedi auprès du parquet.

L'agression s'est produite vers 23 h 30, jeudi, sur le parking Saint-Hubert, à l'entrée du parc Matisse. Deux fonctionnaires de police, qui venaient de quitter leur service, ont prié deux personnes d'arrêter d'uriner sur des voitures. Ils ont été frappés à coups de pieds et avec un cric de voiture. L'un des agresseurs a alors volé l'arme de service de l'un des deux adjoints de sécurité venus en renfort. Une arme qu'il a pointée sur les fonctionnaires, en actionnant deux fois la gâchette. Conformément à la loi, l'arme était déchargée. L'un des individus, arrêté à Lille et mis en examen, a été placé en détention provisoire. L'homme interpellé en Belgique, samedi, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen. Blessé à la tête, l'un des fonctionnaires de police subit une interruption temporaire de travail de plus de dix jours.

« La montée de la violence contre la police, nous la dénonçons depuis plusieurs mois, y compris en commission paritaire », dénonce Philippe Ricq, de l'Unsa-Police. « La baisse des effectifs n'arrange pas les choses, renchérit son collègue Fabrice Danel, délégué Unsa-Police. A deux au lieu de trois, on est vulnérable. » Une rencontre avec le directeur départemental de la sécurité publique est prévue vendredi pour évoquer le phénomène. ■