Lille : Une start-up lance la première application de chauffeurs privés pour les enfants en France

LA CLASSE Pas besoin d’être l’enfant d’une reine pour avoir son chauffeur privé

Mikaël Libert
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C'est dans ce type de véhicule que les enfants sont pris en charge (illustration).
C'est dans ce type de véhicule que les enfants sont pris en charge (illustration). — M.Goddard / REX / SIPA
  • Une application unique en France de chauffeurs privés pour enfants à Lille.
  • Pour des trajets réguliers comme l’école ou simplement pour dépanner lors d’un imprévu.
  • Un tarif appliqué au kilomètre, qui peut être mutualisé entre plusieurs familles.

Si la demoiselle veut bien se donner la peine. C’est sûr que l’on aime nos enfants. Pour autant, on ne va pas se mentir, il arrive que l’on ait aussi autre chose à faire que de les conduire au poney ou aux claquettes à 16h30 un vendredi soir. La réunion qui s’éternise, la voiture qui tombe en panne, la flemme… Bref, si l’on n’a ni la voisine de dispo, ni la belle-mère à portée de main, c’est le drame. C’est un peu en pensant à tout ça qu’Ariane de Bélizal a eu l’idée de créer Kidways, un service de chauffeurs privés pour les gamins. Classe et pratique.

Ariane de Bélizal a 23 ans et elle n’a pas (encore) d’enfant. Pour autant, cette jeune femme sortie de l’Edhec voit loin et ne laisse rien au hasard. « J’ai imaginé ma future vie avec une super carrière. Sauf que cela risque d’être parfois compliqué de concilier un poste à responsabilités avec des enfants et toutes les activités que je veux leur offrir », explique la fondatrice de Kidways. Le problème que la jeune femme vise, c’est celui des déplacements. « Qui va transporter mes enfants lorsque je ne peux pas ? », s’est-elle interrogée.

Des chauffeurs triés sur le capot

En cherchant bien, Ariane de Bélizal n’a rien trouvé de spécifique à la conduite des enfants, elle a donc eu l’idée d’adapter le principe d’Uber à cette activité. « Nous recrutons des chauffeurs avec la licence VTC de manière très stricte. Ils doivent avoir un casier judiciaire vierge, être pères ou mère de famille et passer un entretien de deux heures. Personne ne peut postuler sans avoir été coopté par un autre chauffeur », précise la cheffe d’entreprise. Kidways est aussi très regardant sur le véhicule, on ne trouve d’ailleurs au catalogue que de grosses berlines récentes et fiables. De quoi en jeter aux yeux des petits camarades à la sortie de l’école.

Tout se fait ensuite via l’application : réservation du chauffeur jusqu’à 1h avant, trajet, paiement… Là encore, comme pour Uber, il n’y a pas d’abonnement. Le tarif est calculé au kilomètre et non au temps passé, plutôt avantageux dans une ville embouteillée comme Lille. Comptez quand même un minimum de 16,50 euros pour la prise en charge. « Nous avons beaucoup de clients de CSP + qui ont un travail très prenant. Mais aussi des personnes seules avec un enfant », assure Ariane de Bélizal. Pour éviter de payer plein pot, l’entreprise propose de mutualiser les courses ce qui peut faire descendre la prise en charge à 4,50 euros par personne.

« Pour les conduites régulières, l’enfant aura toujours le même chauffeur ce qui permet de rassurer les familles », poursuit la jeune femme. Un gage de confiance indispensable, l’entreprise souhaitant prendre en charge les enfants dès 3 ans et jusqu’à 18 ans. « Dès 2021, nous disposerons aussi d’un système de traçage pour que les familles puissent suivre le véhicule en temps réel », promet Ariane de Bélizal. Pour les ados, inutile donc de chercher à soudoyer le chauffeur pour faire un crochet par le domicile de leur amoureu (x) se, vous serez grillés direct.