Confinement à Lille : Une entreprise nordiste cartonne avec ses distributeurs automatiques de produits fermiers

ECONOMIE Avec le confinement, l'entreprise AST International Equipment, basée à Ennevelin, qui fabrique des distributeurs pour drive fermiers, séduit de nouveaux clients

Gaëtane Deljurie

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Un distributeur automatique de produits fermiers
Un distributeur automatique de produits fermiers — AST international Equipment
  • Une entreprise nordiste voit le confinement d’un bon œil.
  • Fabricant de distributeurs automatiques pour drive fermiers, AST International Equipment séduit de plus en plus de clients.
  • Ces distributeurs réfrigérés et connectés se développent dans la région.

Jusqu’à peu, c’était ce qu’on appelle dans le jargon économique, une belle endormie. Une petite PME qui maîtrisait un savoir-faire mais pas forcément le faire savoir. Et qui, au moment où toute l’activité économique est ralentie avec le retour du confinement, s’apprête à vivre… sa meilleure vie !

Cette entreprise, c’est AST International Equipment, basée à Ennevelin près de Lille. Son produit ? Elle fabrique et commercialise des « vendings machines », à savoir des distributeurs automatiques pour des produits de la ferme, entre autres boucheries, boulangeries, charcuteries…

Un distributeur réfrigéré et connecté

Son carnet de commande déborde littéralement. L’innovation réside dans le fait que le distributeur puisse être non seulement réfrigéré mais aussi connecté. L’acheteur, lors de sa venue, déverrouille l’un des casiers numérotés grâce au code délivré lors de sa transaction en ligne.

L’exploitant, lui, bénéficie d’une application VendingAst, qui assure un suivi des stocks et des ventes en temps réel. « Notre casier connecté permet de piloter le remplissage comme dans la grande distribution : le vendeur peut suivre ses ventes en temps réel et classer ses meilleures ventes à distance », explique Manuel Moutier, trentenaire qui a repris l’entreprise en novembre 2019.

Un prix d’entrée à 13.000 euros

L’un des autres arguments qui plaît énormément : une fabrication 100 % française, avec près de 80 % de sous-traitants situés dans la région des Hauts-de-France. Le modèle d’entrée de gamme coûtant entre 13.000 et 15.000 euros, la plupart des investissements ont été amortis en six mois. « Sachant que les producteurs locaux ont réussi à multiplier par quatre ou cinq leur chiffre d’affaires durant le premier confinement : donc même avec une baisse de 15 à 20 % depuis juin, ils restent largement gagnants ».

Le casier français vient par exemple d’atterrir à l’EARL du Manoir Le Panier Thunois à Thun-Saint-Amand près de Saint-Amand-les-Eaux et à la Ferme de Bacqueville. Un autre arrivera la semaine prochaine au Val de Sensée de Goeulzin, près de Douai. Pour les locavores, Manuel Moutier réfléchit d’ailleurs à connecter l’intégralité de ses machines, pour encore plus d’accessibilité.