La préfecture reçoit les grévistes de la faim

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Fin provisoire de la grève de la faim pour les trente-deux femmes qui réclament l’accès aux logements sociaux. Après une rencontre décisive à la préfecture vendredi soir, elles ont décidé de suspendre le mouvement entamé dix-sept jours plus tôt. « Comme nous avons reçu une lettre de confirmation du préfet, les femmes sont rentrées chez elles samedi et, progressivement, se sont remises à manger », a confirmé Awaba Fofana, la porte-parole du mouvement. Vendredi, les autorités ont accepté d’étudier le cas des quarante-deux familles qui squattent un immeuble boulevard de Strasbourg et d’autres logements des environs de Lille. Jusqu’ici, les discussions n’avaient jamais abouti car le préfet ne voulait prendre en compte qu’une partie des familles. La préfecture a également promis de ne pas expulser les trois familles qui n’ont pas de titre de séjour et de réexaminer leur situation. Six autres dossiers ont déjà été étudiés : ces familles vont obtenir un logement social dans les prochaines semaines. Les trente-trois derniers cas vont être traités « dans les plus brefs délais », a assuré la préfecture. En attendant, elles seront relogées dans des hébergements d’urgence. « On ne peut que se réjouir. C’est la victoire du bon sens », a déclaré Albert Prissette, de l’association Droit au logement. Avant la réunion, les femmes avaient installé leurs matelas devant le squat, bloquant tout le boulevard. Mgr Gayot et le généticien Albert Jacquart, entre autres, étaient venus les soutenir. Les femmes, soulagées, restent méfiantes. « Nous attendons le 1er mai, pour voir si les premières mesures se concrétisent. Sinon, nous reprendrons la grève. » Véronique Bedz

42 femmes 33 femmes ont lancé ce mouvement de protestation le 1er avril, puis neuf autres les ont rejoint. Mais seulement 32 d’entre elles ont fait grève de la faim : dix femmes, enceintes, n’y ont pas participé.