Nord : Les voyages non essentiels en Belgique sont-ils vraiment interdits ?

CORONAVIRUS Le Nord-Pas-de-Calais sera considéré comme une zone rouge par le gouvernement belge à partir de vendredi

Mikaël Libert

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Un contrôle de police à la frontière franco-belge.
Un contrôle de police à la frontière franco-belge. — M.Libert / 20 Minutes

Re-re-fermeture des frontières ? A partir de vendredi soir, le Nord et le Pas-de-Calais seront officiellement classés en zone rouge par le gouvernement belge. Pour autant, les mesures qui en découleront ne vont pas forcément compliquer la vie des nordistes, habitués à traverser la frontière comme on traverse la rue.

Cela fait une dizaine de jours que le Nord et le Pas-de-Calais ont été classés dans les zones de circulation active du coronavirus par le gouvernement français. Dans la foulée, des mesures ont été prises localement par les préfets, comme la fermeture des bars et restaurants à 0h30 ou l’annulation de manifestations comme les journées européennes du patrimoine. Pour l’heure, aucune mesure de restriction de circulation n’a été prise au niveau national pour quitter ou se rendre dans une « zone rouge ». En revanche, se rendre en Belgique sera beaucoup plus compliqué à partir de vendredi.

Visiter, non. Consommer, oui

Déjà, depuis le premier août, il était obligatoire de remplir un formulaire d’identification pour toute personne souhaitant séjourner en Belgique pour une durée supérieure à 48h. Mais dès 16h, vendredi, le ministère des Affaires étrangère de Belgique classera à son tour le Nord et le Pas-de-Calais en zone rouge. Mais qu’est-ce que cela implique vraiment ? En théorie, les personnes en provenance de ces deux départements devront obligatoirement se soumettre à un test de dépistage et à une quarantaine pour entrer en Belgique. Cela n’est valable que pour les voyages non essentiels d’une durée de plus de 48h. Si, par exemple, un couple de lillois décidait d'aller passer un week-end en amoureux à Bruxelles.

En revanche, ces mesures de restrictions ne s’appliquent pas pour les travailleurs ou étudiants trans frontaliers. Elles ne s’appliquent pas non plus pour les personnes qui vont faire leurs courses en Belgique dans la mesure où elles ne dépassent pas la zone frontalière, soit une zone de 20 km après la frontière a indiqué à 20 Minutes le ministère des Affaires étrangères belge. Concrètement, les nordistes pourront continuer à aller faire le plein de leur voiture ou acheter leurs cigarettes chez leurs voisins.