L'A 24 cherche sa voie

Olivier Aballain

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C'est le retour d'un serpent de mer. Mis de côté sous la pression conjointe de nombreux élus locaux et du Grenelle de l'environnement, le projet d'autoroute A 24 a fait son retour avec la nouvelle année, notamment sous la conduite du député du Nord, Christian Vanneste (UMP). Ce dernier a adressé une lettre au secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau (UMP), pour défendre un projet de liaison « au nord de l'A 25 ». Pour lui, « la réalisation de l'autoroute de contournement ouest de l'agglomération lilloise [...] devrait être envisagée » dans le cadre « des investissements intégrés au plan de relance présenté à Douai le 4 décembre dernier ».

Selon le député, « il ne se passe pas une semaine sans qu'au moindre incident sur l'A 1, des bouchons se forment, entraînant d'importants désordres dans la vie économique ». Un argument que l'ancien Préfet du Nord, Daniel Canépa, ne manquait pas de faire valoir avant sa nomination à Paris, début novembre. Son successeur, Jean-Michel Bérard, a d'ailleurs indiqué, dans une réponse au conseiller général de Lomme, Roger Vicot (PS), que « l'hypothèse éventuelle d'un abandon de l'A 24 n'exclut pas de discuter avec les élus [...] du contournement de la métropole lilloise ». Opposant à l'A 24, Roger Vicot a immédiatement regretté le « flou » du Préfet, qui n'acte pas l'abandon de l'autoroute. « Je resterai vigilant », a-t-il promis sur son blog, le 24 décembre. W