Procès des antispécistes : Des peines de prison confirmées ou alourdies en appel pour trois militantes

JUSTICE Trois activistes nordistes défenseuses des animaux avaient fait appel de leur condamnation

Gilles Durand

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Lille, le 16 janvier 2019. De nouveaux commerces ont ete vandalises pas des militants anti specistes.
Lille, le 16 janvier 2019. De nouveaux commerces ont ete vandalises pas des militants anti specistes. — M.Libert / 20 Minutes
  • Trois activistes de la cause animale ont vu leur peine de prison confirmée ou alourdie, en appel.
  • Un quatrième, dont la peine avait été la plus lourde, s’était finalement désisté et ne s’était pas présenté à l’audience.
  • Ils ont été reconnus coupables de quinze faits de vandalisme contre, notamment, des commerces de bouche.

Ils avaient fait appel de leur condamnation survenue en avril 2019. Trois activistes de la cause animale ont vu leur peine confirmée ou alourdie, en appel, lundi. Un quatrième, Cyrile B., dont la peine avait été la plus lourde (dix mois de prison ferme), s’était finalement désisté et ne s’était pas présenté à l’audience qui a eu lieu le mois dernier.

Cette affaire avait commencé en décembre 2018 avec la dégradation nocturne de quatre commerces de bouche : tags, vitrines brisées, tentative d’utilisation d’explosifs…

Des attaques de plus grande ampleur

A l’époque, les actes de vandalisme, notamment contre des boucheries, s’étaient multipliés dans la métropole de Lille. Cette fois, les attaques prenaient une autre ampleur qui ira jusqu’à la tentative d'incendie d'un restaurant roubaisien, par deux fois, en février 2019.

Quatre prévenus, se revendiquant du Front de libération animale (ALF), avaient été interpellés et mis en examen pour 15 faits de « dégradation volontaire commise en réunion du bien d’autrui » sur des boucheries, des restaurants et un commerce de fourrure.

Condamnation alourdie

Cyrile B. et Mathilde B., considérés comme les meneurs, avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Lille, respectivement à dix et six mois de prison ferme. Les deux autres militantes antispécistes, reconnues coupables de complicité, avaient écopé de six mois de prison avec sursis.

Des peines qui ont été confirmées par la cour d’appel de Douai. Quant à Mathilde B., elle a vu sa condamnation alourdie à dix mois de prison ferme au lieu de six. « Lors de cette nouvelle audience, elle a adopté une posture consistant à persister à revendiquer les actions perpétrées, à la différence notable des autres prévenus, beaucoup dans une attitude de contrition », déplore l’avocat des parties civiles, Me Damien Legrand.