Coronavirus dans les Hauts-de-France : Des « bons » pour se faire dépister

CORONAVIRUS Les habitants de 72 communes pourront effectuer un dépistage du Covid-19

Mikaël Libert

— 

Un des ateliers de confection du révélateur utilisé pour le test sérologique dans l'usine de production de Bio-Rad, à Steenvoorde, dans le Nord.
Un des ateliers de confection du révélateur utilisé pour le test sérologique dans l'usine de production de Bio-Rad, à Steenvoorde, dans le Nord. — G. Durand / 20 Minutes

L’Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France lance une vaste campagne de dépistage du coronavirus sous une forme particulière. En partenariat avec l’Assurance maladie et une mutuelle, l’ARS va envoyer des « bons » pour effectuer des tests sérologiques et virologiques.

L’expérimentation de cette méthode se fera dans six régions, dont les Hauts-de-France. Dans cette dernière, ce ne sont pas moins de 300.000 personnes réparties dans 72 communes qui vont recevoir, dans les prochains jours, un bon pour se faire dépister. Le ciblage se fera à l’aide des fichiers des caisses primaires d’assurance maladie et de la Mutualité sociale agricole (MSA). Les fameux « bons » seront ensuite envoyés soit par mail, soit par voie postale.

Une zone ciblée où le virus circule davantage qu’ailleurs

Les destinataires des bons pourront, s’ils le souhaitent, effectuer deux sortes de tests. Virologique, pour déterminer si la personne est porteuse du virus au moment du test. Et sérologique, pour déterminer si la personne a été contaminée sans le savoir. Si la démarche de se faire tester demeure sur la base du volontariat, « toutes les personnes ayant un test virologique positif devront consulter leur médecin et respecter une période d’isolement pour ne pas transmettre le virus », précise néanmoins l’ARS.

Cette première campagne ne concerne que les territoires de la Vallée de la Lys et de Flandre intérieure, dans le Nord. Selon l’ARS, il a été constaté ces dernières semaines dans cette zone, « une circulation du virus […] globalement supérieure au reste de la région. » Pour autant, le dispositif doit être élargi « à d’autres territoires par la suite. »