La surveillance continue chez Stein

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Il était moins une, avant que l’usine Stein industrie ne se transforme en bombe potentielle à Lys-lez-Lannoy. Hier soir, le liquidateur judiciaire de l’ex-SI Energie a finalement décidé de continuer à employer la société de gardiennage, qu’il envisageait de remercier ce soir à minuit. Sans cette décision, le site aurait été laissé sans surveillance, avec onze tonnes de pyralène – une substance renfermée dans des transformateurs électriques qui peut dégager de la dioxine en brûlant –, 18 000 litres d’acide, et de l’uranium, combustible d’une machine spécifique aux chaudiéristes. S’il affirme « n’avoir fait l’objet d’aucune pression », ce n’est qu’après avoir reçu un courrier de la préfecture, puis avoir été contacté par le tribunal de commerce de Roubaix, que Me Theeten a accepté de payer la surveillance, jusqu’ici prise en charge par Alstom, l’ancienne maison-mère de SI Energie. La semaine dernière, le liquidateur affirmait pourtant « qu’il n’avait pas de quoi payer un gardien 7 jours sur 7, et 24 heures sur 24 », raconte Sylvain Stanesco, le secrétaire du comité d’entreprise. Tout le monde s’était alors tourné vers la communauté urbaine (LMCU), qui s’est vu confier le site en décembre dernier. « Mais le transfert de propriété ne sera effectif que dans deux mois », explique Jean-Marc Germain, directeur adjoint des services à la LMCU. « Pour l’instant, Me Theeten est rémunéré en tant que responsable de l’entreprise, il a la charge d’assurer la sécurité de ce site dangereux. » D’autant plus que la LMCU paiera la dépollution du site, alors que, juridiquement, cela incombe également au liquidateur. Caroline Dijkhuis

à savoir La communauté urbaine a repris le site pour 1 e, afin de le réindustrialiser. Il sera à la disposition d’entreprises qui s’engagent à reprendre les ex-salariés de SI Energie, liquidée en avril 2003.