Lille : Le ministre de la Culture obtient un délai de grâce pour une chapelle

PATRIMOINE Une chapelle vouée à la destruction s'invite dans la campagne électorale de Lille

G.D. avec AFP

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L'éecole privée Saint-Paul qui abrite la chapelle Saint-Joseph, à Lille
L'éecole privée Saint-Paul qui abrite la chapelle Saint-Joseph, à Lille — Google Maps

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a obtenu un sursis pour la chapelle Saint-Joseph à Lille, un bâtiment qui devait être bientôt démoli. Ce délai de grâce doit permettre de rechercher une alternative à sa destruction.

Vive émotion

« La perspective d’une prochaine démolition de la chapelle, dans le cadre du projet de nouveau campus conduit par Yncrea [membre de la Catho de Lille] suscite depuis plusieurs semaines une très vive émotion et de nombreux débats », a constaté le ministre.

Située dans l’enceinte du Centre Scolaire Saint-Paul, dans le quartier Vauban, la chapelle Saint-Joseph a fait l’objet d’un permis de démolir qui a été signé le 28 mai 2019.

Pétition signée par 5.500 personnes

« Il s’agissait d’un projet de l'université catholique qui avait obtenu le feu vert des Bâtiments de France. Dès lors, les services de la ville ne pouvaient pas s’y opposer », a rappelé Martine Aubry, maire (PS) de Lille.

Violette Spillebout, candidate (LREM) à la mairie de Lille, avait demandé, la semaine dernière, l’annulation du permis de démolir, soulignant qu’une pétition pour la sauver avait été signée par 5.500 personnes et que « l’édifice est situé dans le périmètre classé Monument historique du Palais Rameau ».

Non classée aux monuments historiques

Même si la chapelle, qui date de 1886, n’est pas elle-même classée aux monuments historiques, « elle fait partie de notre patrimoine lillois. Détruire le patrimoine est un coup porté aux générations futures, et je me réjouis que Stéphane Bern (missionné par l’exécutif pour une mission patrimoine national) prenne position pour sauver la chapelle », avait-elle affirmé.

Le projet Yncrea pourrait être construit ailleurs, sur le secteur du port de Lille ou sur la friche Transpole, selon la candidate LREM.