Coronavirus dans les Hauts-de-France : Le taux de mortalité est redevenu habituel depuis la fin avril

STATISTIQUES Une courbe publiée par l’Insee montre que la première vague épidémique de Covid-19 s’est terminée fin avril dans les Hauts-de-France

Gilles Durand
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Illustration d'un cimetière fermé pendant la période épidémique.
Illustration d'un cimetière fermé pendant la période épidémique. — SICCOLI PATRICK/SIPA

La première vague épidémique a bel et bien pris fin dans les Hauts-de-France. Depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus, la courbe de mortalité quotidienne*, dans la région, est descendue en dessous de celle de 2019, c’est-à-dire autour de 130 décès par jour, alors qu’elle était montée jusqu’à 250.

Entre le 1er mars et le 4 mai, le nombre de décès en Hauts-de-France a augmenté de 23 %, soit la 4e plus forte hausse observée au niveau national, derrière l’Île-de-France (+ 83,1 %), le Grand-Est (+ 49,0 %) et Mayotte (+ 24,1 %), rapporte l’Insee. Ces décès ne sont, bien entendu, pas tous liés au Covid-19, mais l’augmentation brusque est souvent synonyme d’épisodes d’épidémie mortelle.

L’Oise et l’Aisne fortement touchés

Depuis la mi-avril, le rythme de progression des décès a sensiblement ralenti. L’Oise, où les premiers cas mortels officiels de Covid-19 sont apparus, reste le département régional le plus touché avec une hausse de 54 % des décès, suivi par l’Aisne (+ 45 %).

Dans le Nord (+ 18 %) et la Somme (+ 22 %), les progressions sont proches de la moyenne régionale. C’est dans le Pas-de-Calais (+ 9 %) que l’augmentation demeure la plus faible.

* Ces décès sont comptabilisés dans le département où a eu lieu l’évènement et non dans le département de résidence de la personne.