Un peu d'Aides contre le Sida

Vincent Vantighem - ©2008 20 minutes

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Une goutte de sang et une demi-heure. A partir du mois de février, c'est tout ce qu'il faudra pour dépister le sida à Lille. Dans le cadre d'un programme de recherche national, l'association Aides expérimentera ce protocole sur des hommes ayant eu des relations homosexuelles. Les mineurs et les femmes seront donc exclus de l'étude.

C'est la première fois que de tels tests seront pratiqués par du personnel non médical. Coordinateur départemental d'Aides, Cyril Martin y voit un avantage : « Pour certains, la blouse blanche ne convient pas. Ils ont peur du jugement quand ils ont recours au dépistage cinq à six fois par an... » Sept membres de l'association sont donc en train de suivre une formation spécifique. Ils s'occuperont de tout, sauf de la petite piqûre sur le bout du doigt. Le patient se la fera lui-même. « C'est le seul truc que nous ne pouvons pas faire, explique Christophe Fourmeau, délégué d'action chez Aides. Comme nous n'avons pas de diplôme de médecin, ce serait considéré comme de la torture. » La goutte de sang passe dans un petit boîtier. Et si trente minutes plus tard, la couleur vire au bleu, le test est positif. « Il faudra confirmer le résultat par un dépistage classique, poursuit Christophe Fourmeau. A ce moment-là, il n'y a rien d'autre à faire. Si ce n'est épauler les gens. »