Pas-de-Calais : Soupçonné d’avoir maquillé un matricide en incendie, un jeune homme a été placé en détention provisoire

FAITS DIVERS Un jeune homme soupçonné d’avoir étranglé sa mère, puis brûlé son corps, à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, a été placé en détention provisoire

G.D. avec AFP

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Illustration d'une prison. Ici à Sequedin, près de Lille, dans le Nord.
Illustration d'une prison. Ici à Sequedin, près de Lille, dans le Nord. — AFP
  • Les pompiers étaient intervenus, la semaine dernière, pour l’incendie du domicile d’une femme de 56 ans, à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais.
  • L’autopsie avait révélé que les fumées inhalées « ne pouvaient pas être la seule cause du décès », selon le procureur.
  • Le fils de la victime a été mis en examen pour meurtre et écroué.

La victime avait été retrouvée calcinée dans sa chambre. Un homme de 24 ans, soupçonné d’avoir étranglé sa mère, puis brûlé son corps, à Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, a été mis en examen pour meurtre et écroué, a-t-on appris, ce vendredi, auprès du ministère public. Il est passé aux aveux en garde à vue.

Ce sont les pompiers qui étaient intervenus, jeudi 16 avril, pour l’incendie du domicile de la mère, âgée de 56 ans, a indiqué, à l’AFP, le procureur de Boulogne-sur-Mer, Pascal Marconville, confirmant une information de La Voix du Nord.

Sorti promener le chien ?

L’autopsie avait révélé que les fumées inhalées « ne pouvaient pas être la seule cause du décès », conduisant les enquêteurs à rechercher les causes précises de l’incendie, a-t-il expliqué.

L’un des fils de la victime âgé de 24 ans, qui vivait avec elle mais ne se trouvait pas dans la maison au moment du feu, « avait dans un premier temps prétendu être sorti promener son chien », selon le procureur.

Interrogé sur la présence d’une bouteille vide d’alcool à brûler retrouvée à proximité, le jeune homme « avait expliqué que sa mère et son frère faisaient des travaux » dans la maison.

Tuée par strangulation

Mais les analyses de la police scientifique de Lille « ont montré que le point de départ du feu était situé au niveau du corps ». Par ailleurs, les déclarations du suspect sur son emploi du temps « ne correspondaient pas aux constatations des pompiers sur les lieux », a poursuivi le procureur.

Interpellé mardi, « le suspect a reconnu, après quelques heures de garde à vue, qu’il avait tué sa mère par strangulation » puis « décidé d’incendier le corps », a-t-il ajouté. Ne liant « pas du tout » son geste au confinement, le mis en cause « a expliqué aux enquêteurs du commissariat que la mésentente avec sa mère était profonde » et qu’il était passé à l’acte suite à une conversation « qui lui avait déplu ».

Présenté à un juge d’instruction mercredi, il a été mis en examen pour homicide et placé en détention provisoire.