Coronavirus à Lille : Une libraire fait la lecture par téléphone et sur vidéo pour « garder un lien »

INITIATIVE La gérante d’une librairie lilloise propose à ses habitués de leur lire au téléphone de courts extraits d’œuvres

G.D. avec AFP

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Hélène Woodhouse, devant sa librairie lilloise, fermée pendant le confinement.
Hélène Woodhouse, devant sa librairie lilloise, fermée pendant le confinement. — G. Durand / 20 Minutes
  • La gérante d’une librairie lilloise se propose à ses clients de lire au téléphone de courts extraits d’œuvres.
  • La libraire met aussi en ligne sur YouTube des moments de lecture de romans choisis.
  • « Je choisis des extraits qui ont une résonance particulière avec ce que nous vivons actuellement », nous explique-t-elle.

Parce que les librairies sont fermées, les indépendants doivent trouver des solutions. Confinement oblige, pour « garder un lien » avec ses clients, Hélène Woodhouse, gérante de « La Chouette librairie », dans le centre de Lille, dans le Nord, se propose de leur lire au téléphone de courts extraits d’œuvres, entre 5 et 7 minutes.

« Ainsi, je continue d’avoir l’impression de faire mon métier », précise-t-elle. Charge aux habitués de la boutique de la contacter par mail pour convenir d’un rendez-vous et de se laisser – ou pas – surprendre par le choix de la libraire.

« Un temps d’échange »

Pour les autres, il faut se rendre sur YouTube afin de découvrir quelques lectures en vidéo. « L’idée de départ était d’avoir un temps d’échange via les réseaux sociaux, explique Hélène Woodhouse à 20 Minutes. Je choisis des extraits qui ont une résonance particulière avec ce que nous vivons actuellement ». Le dernier extrait évoquait, par exemple, le roman Route 62 d’Ivy Pochoda.

« Or, ce moment de lecture ne pouvait pas être partagé par les personnes qui n’ont pas Internet, alors j’ai décidé de prendre aussi mon téléphone », poursuit la libraire lilloise qui a ouvert il y a un an et demi.

Enfin, avec d’autres librairies « amies » de Lille, La Chouette a lancé l’idée amusante des « PAL », pour « piles à lire », où chacun se prend en photo devant un tas d’ouvrages, souvent très haut, qu’il n’a pas lus… en attendant de l’alimenter de nouveau à la réouverture de son magasin.