Coronavirus à Lille : La solidarité s’organise aussi au sein des cliniques privées nordistes

SANTE Une trentaine de soignants de cliniques privées du Nord est partie prêter main-forte aux équipes franciliennes fortement mobilisées par l’afflux des patients atteint du Covid-19

Gilles Durand
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Des collègues saluent les soignants volontaires pour aller en Ile-de-France, au moment du départ, le vendredi 3 avril 2020.
Des collègues saluent les soignants volontaires pour aller en Ile-de-France, au moment du départ, le vendredi 3 avril 2020. — Communication / Ramsay Générale de santé
  • Une quarantaine de cliniques franciliennes se retrouve dans une situation difficile, touchée par le nombre croissant de personnes touchées par le coronavirus.
  • Un groupe de 32 infirmiers et aides-soignants du Nord est parti prêter main-forte aux cliniques d’Ile-de-France.

Face au coronavirus, la solidarité s’organise aussi au sein des hôpitaux privés. Un groupe de 32 infirmiers et aides-soignants du Nord est parti, ce vendredi matin, prêter main-forte aux cliniques d’Ile-de-France, de plus en plus sollicitées pour soigner les cas de Covid-19, a-t-on appris auprès du groupe Ramsay, un des plus importants groupes de cliniques privées en Europe.

« Nous sommes mobilisés aux côtés des hôpitaux publics depuis le 13 mars, à la suite de la demande du ministère de la Santé », explique François Guth, directeur du pôle Lille Métropole chez Ramsay. Les dix établissements nordistes se préparent.

Dix premiers lits de réanimation Covid-19

Les dix premiers lits de réanimation dédiés aux malades atteints de Covid-19 ont été installés à La Louvière, à Lille. Vingt autres doivent voir le jour, lundi, à l’hôpital privé du Bois, toujours à Lille.

Mais pour l’instant, c’est la quarantaine de cliniques franciliennes qui se retrouve dans une situation difficile, touchée par le nombre croissant de personnes touchées par le coronavirus. D’où l’appel à mobilisation lancé, mercredi, par la direction nordiste auprès de son personnel soignant.

Une mission d’une semaine

« En deux heures, 32 personnes ont répondu présent pour aller donner un coup de main à des équipes très fatiguées dans des établissements du nord et de l’est parisien », se félicite François Guth. La mission doit durer une semaine car le département du Nord s’attend, à son tour, à une possible vague de malades dans les jours à venir.

« Des transferts ponctuels de personnel ont déjà eu lieu entre la province et Paris, mais c’est la première fois dans le Nord », souligne François Guth. Les 32 soignants sont partis, ce vendredi matin, dans un bus de 64 places, après un ramassage effectué dans différentes cliniques nordistes.