Coronavirus à Lille : Le centre hospitalier rejette toute saturation liée à l’épidémie

ÉPIDÉMIE L’hôpital lillois affirme qu’il est en capacité de faire face à l’afflux de malades du Covid-19

Mikaël Libert
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Une infirmière du service des maladies infectieuses du CHU de Lille (illustration).
Une infirmière du service des maladies infectieuses du CHU de Lille (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Pour l’instant tout va bien. Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille s’adapte à la crise sanitaire liée au coronavirus. Si le fonctionnement de l’établissement est bouleversé par l’épidémie, son directeur assure néanmoins qu’il est en capacité de faire face, notamment en ce qui concerne le nombre de lits en réanimation.

Mardi, le CHU de Lille accueillait une cinquantaine de malades du Covid-19 et une quarantaine de personnes attendaient les résultats de leurs tests. Il y avait aussi, dans des services pédiatriques dédiés au coronavirus, une quinzaine d’enfants, dont deux très jeunes, « atteints de formes simples du Covid-19 » et dont l’état de santé ne présentait « pas d’inquiétude. » En termes de capacité, l’hôpital a mobilisé au total 135 « lits Covid », dont une bonne moitié en réanimation. « Nous avons remarqué un afflux plus important aux urgences mais nous sommes en mesure de suivre la demande », assure Frédéric Boiron, le directeur général du CHU.

Des capacités en réanimation extensibles, mais pas à l’infini

Si le DG de l’hôpital est si sûr de lui, c’est parce qu’il n’a pas abattu toutes ses cartes. « Pour le seul service de réanimation, le nombre actuel de lits est de 64, qui peut être rapidement porté à 120, voire 140 et même davantage si nécessaire », précise-t-il. Une prouesse rendue possible par la grande capacité de réaffectation des ressources et de réorganisation de la structure : « A ce jour, l’activité non urgente de l’hôpital est presque entièrement déprogrammée », explique Frédéric Boiron.

Un luxe en quelque sorte que ne connaissent pas d’autres hôpitaux, notamment dans le Grand Est. Cette région doit envoyer certains de ses malades vers des zones en moindre tension : « Nous sommes encore relativement épargnés ici, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y aura pas bientôt une vague de cas », reconnaît le professeur François-René Pruvot, président de la commission médicale d’établissement du CHU.