Coronavirus à Lille : La police est très présente pour faire respecter le confinement

ÉPIDÉMIE A Lille, de nombreux policiers sont mobilisés pour contrôler les personnes dans la rue malgré le confinement

Mikaël Libert
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Les policiers vérifient les attestations de déplacement dérogatoires à Lille.
Les policiers vérifient les attestations de déplacement dérogatoires à Lille. — M.Libert / 20 Minutes

L’heure est à la prévention. Depuis midi, ce mardi, des mesures drastiques de restriction des déplacements sont imposées aux Français pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Plus de 100.000 policiers ont été mobilisés pour contrôler que le confinement est effectivement respecté partout en France. A Lille, des patrouilles mobiles et en points fixes ont été déployées un peu partout en ville.

Depuis ce mardi midi, impossible de se balader à Lille sans tomber sur une patrouille de police. A pied, en scooter, à moto ou en fourgonnette, les forces de l’ordre maillent le territoire. « L’idée est de placer des contrôles en points fixes sur les axes stratégiques et les points de passage importants. L’opération dure une heure et les agents changent ensuite de zone », explique le commandant Legrand, de la Direction départementale de la sécurité du Nord (DDSP).

«Elle va visiter son mari à l’hôpital, c’est un motif valable»

Vers 15h, une dizaine de policiers avaient investi le carrefour de la place de Strasbourg. « On contrôle les attestations de déplacement dérogatoires de tout le monde. La bonne surprise, c’est que la plupart des personnes en ont et que le motif de leur déplacement est effectivement valable », poursuit l’officier. Une dame au volant d’un SUV reprend la route : « Elle s’en va visiter son mari à l’hôpital, c’est un motif valable. Il ne manquait que la date sur son attestation », déclare le motard de la police qui a procédé au contrôle.

Les policiers vérifient les attestations de déplacement dérogatoires à Lille.
Les policiers vérifient les attestations de déplacement dérogatoires à Lille. - M.Libert / 20 Minutes

Un autre agent intercepte une piétonne. Âgée de 65 ans et habillée en mode ville, elle assure au policier qu’elle se balade. « Ce n’est pas un motif valable. Imaginez que tout le monde fasse comme vous, ce ne serait plus un confinement », lui rétorque le fonctionnaire. La contrevenante a bien tenté de lui expliquer qu’il s’agissait de sa manière de faire du sport, le policier n’en démordait pas. « Il y a une espèce de flou artistique autour de cette question d’activité physique. Il faudrait vraiment que ce soit clairement défini », regrette le policier.

Même si les rues ne sont pas totalement désertes, le commandant Legrand est satisfait : « On voit que, globalement, depuis ce matin, il y a eu une prise de conscience et que les gens respectent la consigne », se félicite l’officier. Au moins ce mardi, il n’y aura aucune verbalisation : « aujourd’hui, nous informons les gens et tentons de les responsabiliser », assure le commandant. Les prochains jours, les amendes vont tomber. A l’heure actuelle, le non-respect du décret est une infraction passible d’un procès-verbal de 35 euros. Le montant doit bientôt être porté à 135 euros selon la volonté du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.