Lille : Martine Aubry rembarre JC Decaux et ses écrans publicitaires numériques

URBANISME La maire de Lille s’était déjà prononcée contre la prolifération de ces dispositifs sur la voie publique

Mikaël Libert

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La mairie de Lille refuse l'implantation de 53 écrans publicitaires numériques sur les arrêts de bus (illustration).
La mairie de Lille refuse l'implantation de 53 écrans publicitaires numériques sur les arrêts de bus (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Rideau sur les écrans de pub. La ville de Lille a annoncé, lundi, avoir refusé l’installation de nouveaux écrans publicitaires numériques sur son territoire. La demande avait été déposée par JC Decaux, le nouveau gestionnaire de l’affichage publicitaire dans les transports en commun de la métropole européenne de Lille (MEL).

« Je viens de refuser l’installation à Lille […] de 53 écrans publicitaires numériques de 2x2 m prévus sur 42 abribus et un arrêt de tramway gérés par la société Ilévia », a déclaré Martine Aubry, maire de Lille, dans un communiqué. Rien d’étonnant finalement, le conseil municipal ayant voté, en novembre dernier, une motion visant à réduire le nombre de ces dispositifs en ville.

« invasifs, incommodants et aberrants » en termes d’écologie

Fait notable, selon la mairie, ni la MEL, ni Ilévia, ni JC Decaux n’avaient jugé utile de prévenir la municipalité de leur intention d’augmenter le nombre d’écrans publicitaires numériques sur le mobilier urbain des transports. Un oubli d’autant plus étonnant que le chiffre de 53 nouveaux écrans représente environ le tiers de ce que JC Decaux souhaitait installer dans la métropole.

Pour motiver son refus, la mairie insiste sur les côtés « invasifs, incommodants et aberrants du point de vue de la consommation énergétique », de ces écrans. Dans le communiqué de Martine Aubry, il est aussi question de « pollution visuelle », voire de « danger potentiel pour les automobilistes ».