Municipales 2020 à Lille : Le parti animaliste entre dans la course au beffroi

ELECTIONS Le jeune parti animaliste est parvenu à constituer une liste pour l’élection municipale à Lille

Mikaël Libert

— 

A gauche, Antoine Stathoulias, tête de liste à Lille pour le parti animaliste.
A gauche, Antoine Stathoulias, tête de liste à Lille pour le parti animaliste. — Parti animaliste
  • Dix listes ont finalement été déposées pour l’élection municipale à Lille.
  • Antoine Stathoulias mènera celle soutenue par le Parti animaliste.
  • Trois ans après sa création, le parti a obtenu 2,2 % des voix aux élections européennes.

« Tout petit, pas d’rival, bonjour parti animal (iste) » aurait pu chanter Don Choa. Dans la dernière ligne droite, deux nouvelles listes ont été déposées pour participer à l’élection municipale à Lille. On en compte donc désormais dix. Parmi elles, celle du Parti animaliste conduite par Antoine Stathoulias, un avocat de 38 ans. Malgré de petits moyens, les candidats lillois de ce jeune parti politique espèrent bien porter le plus haut possible la cause animale.

Le Parti animaliste a vu le jour en 2016 et, depuis, il ne cesse de créer la surprise. Sa première bataille électorale a eu lieu en 2017, pour les législatives. Contre toute attente, le jeune parti est parvenu à dépasser 1 % des suffrages exprimés. Deux ans plus tard, pour les élections européennes, le Parti animaliste a fait encore mieux en grappillant 2,2 % des voix, talonnant ainsi le Parti communiste et ses 2,5 %. En présentant des listes dans de nombreuses villes pour les municipales, les animalistes espèrent continuer sur cette dynamique. « Nous avons d’abord réfléchi à une stratégie d’alliance avant de finalement opter pour une liste autonome faute de voir notre cause suffisamment soutenue par les autres partis », explique Antoine Stathoulias, tête de liste à Lille.

Un thème unique développé dans tous les domaines

Le candidat reconnaît qu’il n’a pas été facile de réunir les 61 noms nécessaires. « Le dépôt en préfecture s’est fait deux jours seulement avant la clôture. Nous avons une base de militants dans la métropole, mais pas spécialement à Lille », poursuit-il. Mais aujourd’hui, ils y sont et ont moins de deux semaines pour mener campagne. « Pendant les jours qui restent, on sera une quinzaine à distribuer les tracts, coller les affiches et déposer les professions de foi dans les boîtes aux lettres. Ça va être intense », concède Antoine Stathoulias.

Si le parti se définit lui-même comme « mono thématique », le candidat assure qu’il couvre pourtant tous les domaines : « L’éducation, pour sensibiliser à la cause animale. Le logement, pour privilégier la rénovation au neuf et ainsi préserver la biodiversité. Ou encore l’économie en insérant une clause de bien être animal dans toutes les commandes publiques », détaille-t-il.

Antoine Stathoulias ne fait pas de plans sur la comète. Néanmoins, s’il était élu maire de Lille, il sait quelles mesures il prendrait en premier. « Créer un poste d’adjoint à la protection animale, lancer une vaste campagne de stérilisation des chats errants, sensibiliser les Lillois à la cuisine sans matières animales et développer des repas végétariens quotidiens dans les cantines et tous les services municipaux », énumère-t-il. Au sujet de l’épineux dossier de la friche Saint-Sauveur, le Parti animaliste souhaite la laisser en l’état, exception faite d’une partie dans laquelle serait créé un « sanctuaire pour les animaux sauvés de l’abattage ».

La dernière mesure concerne le zoo municipal : « Pour nous, les zoos sont des lieux de souffrance pour les animaux et une ville n’a pas à supporter le coût d’une telle installation. Il s’agira donc de fermer progressivement le parc après avoir réintroduit les animaux dans leurs milieux naturels ou dans des sanctuaires », assume le candidat.

A noter que pour l’élection municipale à Lille se présentent aussi Marc-Philippe Daubresse (LR), Nicole Baudrin (LO), Stéphane Baly (EELV), Eric Cattelin-Denu (RN), Alexandre Chantry (RA), Martine Aubry (PS), Julien Poix (LFI), Béryl Benyoucef (POID) et Violette Spillebout (LREM).