Nord : Des élus s’insurgent contre la fermeture de deux usines et la suppression de 129 emplois

SOCIAL Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand et deux élus locaux qualifient de « totalement incompréhensible » la décision de fermer deux sites métallurgiques

G.D. avec AFP

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Xavier Bertrand, un des signataires de la lettre.
Xavier Bertrand, un des signataires de la lettre. — Eric Dessons / SIPA
  • Trois responsables politiques, dont le président des Hauts-de-France, Xavier Bertand, ont qualifié de « totalement incompréhensible » une décision de fermer deux usines.
  • Ces deux sites appartenant au groupe américain NOV, spécialiste des services pétroliers, emploient 129 personnes.
  • NOV avaient racheté, il y a moins de deux ans, le site de Vallourec, à Aulnoye-Aymeries.

Pourquoi le groupe américain NOV a-t-il annoncé la fermeture de deux usines métallurgiques ? Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand (ex-LR), et deux élus locaux ont qualifié jeudi de « totalement incompréhensible » cette décision de fermer ces deux sites dans le Nord.

« L’annonce brutale par NOV (National Oilwell Varco) de la fermeture de ses deux sites français d’Aulnoye-Aymeries (ex-Vallourec Drilling) et de Berlaimont, qui emploient 129 salariés, est totalement incompréhensible. D’autant que NOV avait racheté il y a moins de deux ans le site Vallourec d’Aulnoye-Aymeries », écrivent les trois élus dans une lettre au ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Catastrophe économique et drame social

Hormis Xavier Betrand, Benjamin Saint-Huile, président (PS) de la communauté d’agglomération Maubeuge-Val de Sambre, et Bernard Baudoux, maire (PCF) d’Aulnoye-Aymeries, ont signé ce courrier dans lequel ils estiment qu’au-delà « de la catastrophe économique et du drame social qui découlent de cette décision, se posent plusieurs questions ».

« Comment le groupe Vallourec, dont l’Etat est le premier actionnaire, a pu céder en avril 2018 une entreprise dont la fermeture est annoncée aujourd’hui ? Pourquoi un groupe américain fait deux acquisitions dans les Hauts-de-France pour s’en séparer deux ans après ? », interrogent ainsi les trois responsables politiques.

Les trois élus ont également demandé « une réunion sur place, avec toutes les parties prenantes, pour faire un point précis sur les conditions de la cession de 2018, et les raisons de la fermeture des sites ».

« Un environnement de marché incertain »

Dans un communiqué, le groupe américain a évoqué un « contexte difficile » marqué par « un environnement de marché incertain » où « les activités françaises de production de tiges de forage continuent à rencontrer des difficultés économiques importantes malgré les nombreuses initiatives menées pour tenter de réduire leurs coûts, améliorer leur compétitivité et relancer leur croissance ».

« Nous devons réagir sans attendre et prendre des décisions difficiles pour résorber la situation de surcapacité structurelle dans laquelle nous nous trouvons et assurer la pérennité de nos activités », affirme, dans ce communiqué, le président de NOV Grant Prideco, R. Brett Chandler.

Vallourec, spécialiste des tubes sans soudure, avait cédé en 2018 son activité produits de forage, déficitaire, à NOV, spécialiste des services pétroliers, pour 63 millions d’euros.