Nord : Une mini-forêt urbaine va être plantée au sein d’une école de Wasquehal

ECOLOGIE La plantation est programmée, début mars, au sein de l’école Marcelle-Detaille de Wasquehal, près de Lille

Vincent Billet

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Une forêt, à Lizy-sur-Ourcq (illustration). Photo J.Witt / SIPA
Une forêt, à Lizy-sur-Ourcq (illustration). Photo J.Witt / SIPA — Jacques Witt/SIPA
  • L’école Marcel-Detaille, à Wasquehal, près de Lille, va accueillir une mini-forêt urbaine inspirée de la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki.
  • Environ 300 jeunes arbres et arbustes vont être plantés, début mars, par une jeune société nordiste, sur une bande de terrain de 100 m².
  • Le chantier, chiffré à 7.000 euros, doit être entièrement financé par un mécène.

Chêne, tilleul, charme, bourdaine, noisetier ou sorbier des oiseleurs. Arbres et arbustes n’auront bientôt plus de secrets pour les élèves de l’école élémentaire Marcelle-Detaille, à Wasquehal, dans le Nord. La cour de leur établissement scolaire va accueillir la première forêt urbaine implantée par Beeforest, sur le modèle créé par Akira Miyawaki.

Quel est ce concept développé par le botaniste japonais ? « Il s’agit de recréer un îlot forestier qui s’inspire de forêts naturelles de la région. On ne plante pas des arbres juste pour planter des arbres », explique Matthieu Verspieren, qui vient de lancer sa société après dix-sept ans passés dans le commerce de fruits et légumes.

Trois arbres et arbustes au mètre carré

Basé à Fournes-en-Weppes, le quadra reconverti dans la forêt urbaine s’est formé en Belgique. Et pour son premier chantier, il va s’inspirer d’une petite parcelle de la forêt voisine, à Raismes, dans le Valenciennois, qu’il va tenter de dupliquer dans la cour de l’école Marcelle-Detaille, à Wasquehal.

Rapidement convaincue, la commune de la métropole lilloise lui a en effet octroyé une bande de terrain de 100 m² comme terrain de jeu, entre l’école et les services techniques de la ville. « C’est le type d’initiatives à développer, encore plus dans une école, explique-t-on en mairie. Le but, c’est aussi de montrer l’exemple et d’inciter les entreprises voisines à le faire sur des terrains privés. »

Début mars, à la fin de l’hiver, pas moins de 300 très jeunes arbres et arbustes (un an) en mottes, mesurant de 20 à 40 cm, seront plantés aléatoirement par des volontaires. Et cela après une ou deux journées pour préparer un sol retourné en profondeur par les services techniques, puis amendé avec du compost organique.

A la recherche de terrains mais aussi de mécènes

S’il a quitté la grande distribution, le Nordiste garantit le service après-vente deux étés, le temps d’assurer la pérennité de la forêt. « Ensuite, on laissera faire la nature, ce n’est pas une forêt pour faire des planches… » Une pousse d’un mètre par an est espérée et la forêt devrait profiter aux enfants dans le cadre de contenus pédagogiques, en plus de dépolluer l’atmosphère et d’améliorer la vue.

Le Nordiste a d’autres pistes dans la métropole lilloise et en Alsace. Il prospecte à la recherche de terrains mais aussi de personnes prêtes à injecter de l’argent dans ce genre de projets. Le chantier de Wasquehal, chiffré à 7.000 euros, devrait d’ailleurs être financé par un mécène.

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