Le cas du médecin aux assises

Vincent Vantighem - ©2008 20 minutes

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Il l'a ausculté sept jours avant sa mort. Le Dr Vellemans devra expliquer, aujourd'hui à la cour d'assises de Douai, pourquoi il n'a pas pensé à un cas de maltraitances quand il a vu le petit Marc dans son cabinet. Battu par son beau-père depuis plus d'un mois, l'enfant de cinq ans avait, à ce moment-là, « le visage gonflé, bleui et des difficultés à marcher » selon l'ordonnance de mise en accusation. Il était mort une semaine plus tard.

« Mon client a été berné par la mère, plaide Vincent Potié, l'avocat du médecin. Elle lui a dit que son fils s'automutilait. Il l'a crue. » Devant les jurés la semaine dernière, Isabelle Gosselin, la mère, a pourtant précisé qu'elle attendait autre chose de son médecin de famille. « Je voulais qu'il garde Marc, qu'il le sauve. » Le Dr Vellemans encourt cinq ans de prison pour non-assistance à personne en danger.