Lille : La ville vote une motion pour la réduction des écrans publicitaires numériques

ENVIRONNEMENT Cette initiative est liée au nouveau contrat d’exploitation de la publicité dans les transports en commun

Mikaël Libert

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Une action de l'association «Résistance à l'agression publicitaire», dans le métro de Lille.
Une action de l'association «Résistance à l'agression publicitaire», dans le métro de Lille. — Capture d'écran

Lors du conseil municipal du vendredi 22 novembre, la ville de Lille a voté une « motion relative à la réduction des espaces publicitaires numériques ». Une position désormais gravée dans le marbre que la maire de Lille, Martine Aubry, avait déjà exprimé après l’annonce du contrat signé entre Ilévia, JCDecaux et Metrobus.

La signature du nouveau contrat de gestion de l’affichage publicitaire dans les transports en commun de la métropole européenne de Lille (MEL) n’avait pas été annoncée en grande pompe, mi-octobre. Peut-être en raison de son contenu qui, une fois dévoilé, n’a pas manqué de faire réagir la mairie de Lille, les écologistes et les anti pub. JCDecaux et Metrobus, qui ont remporté l’appel d’offres, ont affirmé leur volonté d’augmenter le nombre d’écrans publicitaires numériques dans les stations, aériennes et en souterraines, du réseau Ilévia. Ils ont même avancé le chiffre de 160 nouveaux écrans.

Une réglementation doit être adoptée courant décembre

« La ville de Lille exprime son opposition à l’installation de panneaux publicitaires numériques sur le réseau de transport de la MEL », insiste la motion. Mais le texte reconnaît l’impuissance de la municipalité sur ce sujet en l’état actuel de la réglementation. Du coup, la ville « souhaite » que la publicité de ce type soit « fortement encadrée » et « soumise à l’accord du maire ». La motion en appelle donc à la bonne volonté d’Ilévia en lui demandant « de revoir la nature de son contrat avec ses prestataires » en attendant l’adoption, courant décembre, du futur règlement local de publicité intercommunal.

Pour les écrans numériques déjà installés et les enseignes lumineuses, la municipalité insiste aussi sur la nécessité de les éteindre pendant la nuit. Elle souhaite d’ailleurs que cela devienne une obligation entre 23h et 7h du matin « pour des raisons d’économie d’énergie ».