Verelst attend la tournée du patron

Vincent Vantighem - ©2008 20 minutes

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Cela fait près d'un mois qu'ils n'ont plus de nouvelles de lui. Ce matin, les dix salariés de Verelst-France, à Bois-Grenier, croiseront peut-être leur boss belge, Willem Van Hoof. Une semaine après avoir fait démonter, en douce, les machines de son usine nordiste, il doit en effet se présenter à 9 h, chez Nicolas Soinne. Cet administrateur judiciaire a été saisi du dossier par le tribunal de commerce de Lille.

Selon nos informations, ce dernier devrait mettre plusieurs jours pour faire le point sur la situation financière de l'entreprise et vérifier le respect des procédures. C'est d'ailleurs pour s'en assurer qu'il a prévu de confronter les versions. Ainsi, Patrick Vansteenkiste, le délégué (CGT) de l'usine, située près d'Armentières, devrait succéder, ce matin, à son patron dans le bureau de l'administrateur.

« On veut savoir si on est licenciés ou pas, lâche le délégué. Mais pour ça, il faudrait déjà que le patron se déplace... » En congés pour une durée indéterminée depuis septembre, les salariés sont dans le flou juridique. Tant qu'ils n'ont pas reçu de lettre de licenciement, ils font toujours partie des effectifs. Et ont donc, normalement, droit à leurs salaires. « Et puis, si on n'est pas placé en liquidation judiciaire, on pourrait peut-être aussi récupérer les machines », se met à espérer Patrick Vansteenkiste. Immobilisées à Bois-Grenier sur décision du parquet de Lille, celles-ci dorment, pour l'instant, derrière des scellés.