Lille : Les écrans publicitaires numériques vont se multiplier dans les transports

SOCIÉTÉ JCDecaux et Metrobus ont remporté le contrat d'affichage publicitaire du réseau Ilévia

Mikaël Libert

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Action des anti pub dans le métro à Lille.
Action des anti pub dans le métro à Lille. — M.Libert / 20 Minutes

Mi-octobre, JCDecaux et Metrobus ont remporté conjointement le contrat de gestion de l’affichage publicitaire dans les transports en commun de la métropole européenne de Lille (MEL). Les vainqueurs ont déjà annoncé leur volonté d’augmenter le nombre de supports numériques, des dispositifs particulièrement décriés par les associations anti pub.

C’est donc le français JC Decaux qui a repris la main sur la pub dans les transports lillois, ravissant un marché détenu jusqu’alors par Clear Channel, filiale française de la société américaine iHeartMedia. Le contrat sera effectif dès le 1er avril 2020 pour une durée de cinq ans. Il s’agira donc pour le nouveau concessionnaire de gérer l’affichage publicitaire sur le réseau Ilévia qui dessert les 90 communes de la MEL.

Plus de 160 nouveaux écrans numériques

JC Decaux s’occupera de ce que l’on appelle « l’affichage voie publique » qui comprend environ un millier d’abris pour les voyageurs (bus et tramway). Sur le total de ces abris existants, « 80 seront équipés d’écrans numériques LCD 85’’», selon le site Offre média.

De son côté, Métrobus commercialisera les espaces publicitaires sur les bus, dans les stations de métro et sur les tramways. Lui aussi « prévoit l’implantation de 84 écrans numériques dans 19 stations de métro et tram souterrain ».

Ce sont donc quelque 164 nouveaux supports numériques publicitaires qui vont fleurir dans les transports lillois à partir du mois d’avril prochain. Notons que cette annonce intervient alors que le Règlement local de publicité intercommunal n’a pas encore été voté. Le texte, qui vient à peine d’être soumis à une enquête publique, doit en effet être présenté au conseil de la MEL en décembre.

Pour le collectif Résistance à l’agression publicitaire (RAP), « on reste dans la logique de transformer les transports publics en transports publicitaires. » Une démarche d’autant incompréhensible qu’elle va à contre courant des tendances actuelles : « Ces écrans consomment de l’énergie et, souvent, ils servent a diffuser des publicités pour les voitures. La MEL n’a rien compris aux enjeux environnementaux », déplore Fabien du RAP.