Les salariés de Verelst démontés contre leur patron

USINE C'est sans doute depuis le siège de Putte, en Belgique, que le patron de Verelst France a scellé le destin de son usine nordiste.

Gilles Durand et Vincent Vantighem

— 

L'usine Velrest, le 13 octobre
L'usine Velrest, le 13 octobre — C. DHALLUIN / 20 MINUTES

C'est sans doute depuis le siège de Putte, en Belgique, que le patron de Verelst France a scellé le destin de son usine nordiste. Hier, les dix salariés spécialisés dans les charpentes métaliques à Bois-Grenier, n'ont toujours pas réussi à le joindre. Appuyés par l'inspection du travail, ils ont décidé d'immobiliser les camions dans lesquels avaient été chargés leurs machines.

Démonté ce week-end, l'outil de travail doit partir en Allemagne. Ou en Ukraine. Impossible de savoir. Ce qui est sûr en revanche, c'est qu'il a été vendu par internet. Un peu à la manière d'ebay, le site belge ATP International nous a confirmé s'être occupé de la vente de ce week-end.

«On est pris pour de la viande», lâche Patrick Vansteenkiste, délégué CGT. En congés forcés depuis trois semaines, les salariés ne connaissent en effet toujours pas leur sort. Hier, ils ont reçu la visite d'Yves Durand, député (PS) qui confirmait que la préfecture s'était «saisie du dossier». L'inspection du travail aussi. Et d'après l'inspecteur, il y aurait bien une entorse au droit du travail.