La mauvaise histoire d'un patron belge

V. V. - ©2008 20 minutes

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Ils ont commencé à démonter les machines dans la nuit. Drôle de surprise pour les dix salariés de Verelst France, société spécialisée dans les charpentes métalliques à Bois-Grenier, près d'Armentières. Samedi, des ouvriers étaient en train de démonter leur outil de travail quand ils ont pénétré dans l'usine. Mis en congé indéterminé par leur patron belge en septembre, ils n'avaient, depuis, plus aucune nouvelle de lui. « Je l'ai eu en ligne quelques minutes, raconte Etienne Dedours, chef d'atelier. Je lui ai dit qu'on faisait constater cela par les gendarmes. Il a eu l'air de rire. » Selon les ouvriers, les machines estimées à 170 millions d'euros doivent partir en Ukraine.