Sans nouvelle de leur patron depuis septembre

Vincent Vantighem (avec agence)

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Ils ont commencé à démonter les machines dans la nuit. Drôle de surprise pour les dix salariés de Verelst France, société spécialisée dans les charpentes métalliques à Bois-Grenier, près d'Armentières (Nord). Samedi matin, des ouvriers étaient en train de démonter leur outil de travail quand ils ont pénétré dans l'usine.

Mis en congé indéterminé par leur patron belge en septembre, ils n'ont, depuis, plus de nouvelle de lui. «Ils s'en est mis plein les poches. Et maintenant il s'en va à l'Est», lâche Patrick Vansteenkiste, délégué (CGT) du personnel. Estimées à 170 millions d'euros par les salariés, les machines, doivent partir en Ukraine. «On va tenter de le rappeler...», conclut le délégué.

Etienne Dedours, chef d'atelier chez Verelst France, a indiqué à l’AFP qu’il avait «eu le patron en ligne quelques minutes» samedi. «Je lui ai dit qu'il démontait la machine dans l'atelier, qu'on allait constater, occuper les lieux pour savoir ce qui se passait. Il a eu l'air de rire. Depuis, le maire a essayé de l'appeler, il n'y a plus de réponse», a ajouté Etienne Dedours.