Nord : Les jeunes migrants d’Armentières obtiennent un sursis

SOCIETE L’hébergement provisoire des jeunes migrants a été prolongé d’un mois au dernier moment

Mikaël Libert

— 

Une mineure isolée à Paris (illustration).
Une mineure isolée à Paris (illustration). — A. GELEBART / 20 MINUTES

Sursis in extremis. Mardi soir, au dernier moment, les autorités ont décidé de prolonger la durée de l’hébergement de la quarantaine de jeunes immigrés africains actuellement installés au foyer Afeji d’Armentières, près de Lille, dans le Nord. Mais leur situation est loin d’être réglée.

La nuit de mardi à mercredi devait être la dernière sous un toit pour ces jeunes immigrés africains qui se revendiquent tous mineurs. 20 Minutes avait d’ailleurs relayé l’indignation de Christian De La Roque, responsable de la structure La Renaissance, qui suit ces jeunes. Les services de l’Etat ont finalement décidé « in extremis » et « sans en informer les jeunes » de prolonger leur séjour d’un mois au sein du foyer armentiérois a assuré à 20 Minutes Christian De La Roque, ce mercredi matin.

Un toit provisoire mais toujours pas de statut

Pour autant, l’affaire n’est pas terminée car ces personnes n’ont toujours aucun statut sur le territoire. Les services du département ont refusé de reconnaître leur minorité, les excluant de fait du dispositif de l’aide sociale à l’enfance. Les jeunes ont déposé un recours pour contester cette décision. Mais, dans l’attente d’une décision de justice, ils ne sont ni considérés comme mineurs, ni comme majeurs.

Pourtant, La Renaissance a permis à onze d’entre eux d’entamer une scolarisation à Lille. Une quinzaine d’autres doivent faire leur rentrée au cours du mois de septembre. « Leur offrir un hébergement pérenne permettrait leur intégration et les éloignerait définitivement des griffes des réseaux mafieux », plaide Christian De La Roque.