Hauts-de-France: Pourquoi cette canicule historique s'est abattue sur la région

METEO Toutes les stations Météo France des Hauts-de-France (sauf une) ont pulvérisé leur record de chaleur jeudi

Gilles Durand

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Illustration de la canicule.
Illustration de la canicule. — G. Durand / 20 Minutes
  • La moyenne record des jours les plus chauds datait du 6 août 2003, avec 37,3 °C.
  • Jeudi, il a fait en moyenne 40,8 °C dans les Hauts-de-France.
  • La température la plus chaude a été enregistrée au Plessis-Belleville, dans l’Oise, avec 42,2 °C.

Une seule station de Météo France n’a pas battu son record de chaleur. Jeudi, c’est une canicule historique qui s’est abattue sur les Hauts-de-France, avec des températures qui ont dépassé quasiment partout les 40 °C. Jamais un tel phénomène ne s’était produit depuis qu’on mesure les températures.

« La moyenne record des jours les plus chauds datait du 6 août 2003 avec 37,3 °C, ce qui était déjà exceptionnel, explique Jérémy Deléglise, prévisionniste chez Météo France à Villeneuve d’Ascq. Jeudi, on a atteint 40,8 °C ».

Remontées d’air chaud d’Afrique du nord

Que s’est-il passé ? « Nous avons eu deux épisodes de remontée d’air chaud d’Afrique du nord, ces dernières semaines, ce qui arrive assez régulièrement mais sur une période beaucoup plus courte. Cette fois, le contexte météorologique particulier a permis que ça dure plus longtemps. S’ajoute le manque d’eau depuis plusieurs semaines. Sur un sol sec et chaud, la masse d’air se réchauffe plus vite », précise Jérémy Deléglise.

Les records sont donc tombés les uns après les autres : 41,9 °C à Watten, dans les Flandres (Nord) ; 41,7 °C à Arras (Pas-de-Calais) ; 41,7 °C à Amiens (Somme) ; 42,1 °C à Braine, près de Soissons (Aisne) et 42,2 °C au Plessis-Belleville, près de Senlis (Oise).

Réchauffement climatique ?

A Lille, la température a atteint, au plus haut, 41,5 °C vers 17h. Le Nord est d’ailleurs le département où les écarts de température avec le précédent record étaient les plus forts : 4 °C.

La seule station des Hauts-de-France qui n’a pas battu son record est celle de Rouvroy-les-Merles, entre la Somme et l’Oise. La chaleur a plafonné à 39,3 °C.

« Impossible de certifier que cet épisode est lié au réchauffement climatique, assure Jérémy Deléglise. Seule certitude, il ne reviendra pas dans les dix jours prochains, qui sont la période limite de nos prévisions. Les températures vont se rapprocher des normales saisonnières. » On va pouvoir respirer.