Nord: La justice valide le plan de reprise «modifié» d'Ascoval

ECONOMIE L’aciérie nordiste Ascoval passait encore devant le tribunal de commerce après la faillite de British Steel qui appartenait au repreneur

G.D. avec AFP

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L'avenir de l'usine d'Ascoval, dans le Nord, reste toujours inscrit en pointillés.
L'avenir de l'usine d'Ascoval, dans le Nord, reste toujours inscrit en pointillés. — Sarah Alcalay / SIPA
  • Le tribunal de commerce de Strasbourg a validé, ce mercredi, le plan de reprise « modifié » de l’aciérie nordiste Ascoval par le britannique Olympus.
  • Le dossier avait été fragilisé par la faillite, fin mai, de l’entreprise de métallurgie, British Steel.
  • Ascoval, qui fabrique des tubes d’aciers spéciaux, attendait un repreneur depuis sa liquidation judiciaire en février 2018.

La faillite, fin mai, de British Steel avait fragilisé le dossier. Le tribunal de commerce de Strasbourg a validé, ce mercredi, le plan de reprise « modifié » de l’aciérie nordiste Ascoval par le britannique Olympus.

Dans son délibéré, le tribunal a annoncé qu’il faisait « droit à la requête en modification du plan », présenté vendredi, par Olympus, repreneur de l’usine de Saint-Saulve, dans le Nord, et maison mère de British Steel.

Dossier, emblématique de la désindustrialisation

Le 2 mai, le tribunal avait validé le plan de reprise par Olympus mais trois semaines plus tard, British Steel avait été mis en faillite par les autorités britanniques.

Les magistrats strasbourgeois s’étaient penchés une énième fois sur ce dossier, emblématique de la désindustrialisation et devenu un marqueur de la politique industrielle du quinquennat Macron, lors d’une audience à huis clos de près de trois heures.

La faillite du groupe britannique, numéro 2 du secteur derrière Tata Steel, ne touche pas directement Ascoval mais a évidemment jeté le doute sur le dossier de reprise.

Liquidation judiciaire en février 2018

Début juin, Greybull Capital – qui détient les rênes d’Olympus, nouvel actionnaire d’Ascoval – avait dévoilé aux salariés du site nordiste sa stratégie : ne reprendre, dans le cadre de la liquidation du groupe British Steel, que le site de Hayange, en Moselle, et celui aux Pays-Bas, avec l’idée qu’Ascoval, où travaillent encore 270 personnes, les alimente en acier.

Vendredi, ce plan était toujours d’actualité, avaient indiqué Cédric Orban, directeur d’Ascoval, et Bruno Kopczynski, délégué CFDT et porte-parole de l’intersyndicale. Toutefois, « ça n’était pas le sujet » de l’audience, ce pan du dossier étant dans les mains des liquidateurs britanniques, avait précisé Me Guilhem Bremond, l’avocat d’Ascoval.

Créée en 1975 par le sidérurgiste Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l’aciérie, qui fabrique des tubes d’aciers spéciaux, attendait un repreneur depuis la liquidation judiciaire en février 2018 du groupe Asco Industries, auquel Vallourec avait cédé 60 % de l’usine.