Calais: Plusieurs campements de migrants évacués par la préfecture

SOCIETE Les forces de l’ordre ont procédé, ce mardi matin, à l’évacuation des derniers campements de migrants installés dans la zone industrielle des dunes, à Calais

G.D. avec AFP

— 

Illustration d'une évacuation de migrants
Illustration d'une évacuation de migrants — MikaÎl Libert / 20 Minutes
  • Environ 150 migrants ont été évacués de plusieurs campements à Calais, dans le Pas-de-Calais.
  • L’association Utopia56 dénonce « les expulsions quotidiennes des campements calaisiens, depuis plus d’un an ».

Environ 150 personnes s’y trouvaient, selon la préfecture. Les forces de l’ordre ont procédé, ce mardi matin, à l’évacuation des derniers campements de migrants installés dans la zone industrielle des dunes, à Calais, dans le Pas-de-Calais.

A 7 heures, un important dispositif de sécurité et de nombreux CRS bouclaient le secteur, empêchant les militants associatifs, journalistes ou curieux d’accéder à la zone de démantèlement, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Problèmes de sécurité »

Quelque « 250 tentes, identifiées sur trois sites » de cette zone située à l’est de Calais « hébergeaient 150 personnes, majoritairement d’origine africaine, dans des conditions extrêmement précaires », a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais, dans un communiqué.

« Ces occupations occasionnaient de sérieux problèmes de sécurité, de salubrité et de tranquillité, en particulier pour les salariés des entreprises situées juste à proximité » et « trois ordonnances d’expulsion », rendues en mai et juin, permettaient cette évacuation, selon la préfecture.

« A 10h30, 53 personnes isolées, dont six mineures, ont été prises en charge » et des maraudes ont permis « de proposer à la population migrante une mise à l’abri dans des centres d’accueil et d’hébergement », a-t-elle assuré.

« Entre 300 et 400 exilés régulièrement présents »

Or, « entre 300 et 400 exilés sont régulièrement présents » sur ces terrains, assurent l’association l’Auberge des migrants et le collectif Appel d’Air, majoritairement des hommes, originaires du Soudan, d’Éthiopie, d’Erythrée, d’Afghanistan ou encore d’Irak.

Alors que l’évacuation était en cours mardi, de nombreux migrants, un sac sur le dos contenant leur matériel de couchage, partaient à pied le long de la route de Gravelines.

« Depuis plus d’un an, les expulsions quotidiennes des campements calaisiens, la privation du matériel de première nécessité, les arrestations et mises en rétention administrative s’ajoutent aux violences policières systématiques. Depuis quatre mois, la préfecture cherche à multiplier les expulsions définitives des lieux de vie, provoquant une errance forcée des exilés », a dénoncé l’association Utopia56, dans un communiqué publié lundi soir.