Illustration dans une église.
Illustration dans une église. — E. Frisullo / 20 Minutes

FAITS DIVERS

Nord: Accusé d'abus sexuels, le curé de Vendeville a été suspendu

Un homme a dénoncé sur Facebook des faits qui se seraient produits il y a près de trente ans

  • Sur Facebook, un homme a accusé le curé de Vendeville de l’avoir abusé sexuellement il y a 27 ans.
  • L’archevêque de Lille a annoncé que le mis en cause avait été suspendu.
  • Dans la foulée, le diocèse a effectué un signalement au parquet de Lille.

Lundi, le diocèse de Lille a suspendu un prêtre après que dernier a été accusé d’abus sexuels sur mineurs dans un message posté sur le réseau social Facebook, a annoncé Laurent Ulrich, archevêque de Lille, dans un communiqué.

« Suite à la déclaration d’une victime présumée d’abus sexuel sur mineur, en 1992, mettant en cause le père Régis Beils, curé de Vendeville, le diocèse de Lille a effectué un signalement au procureur de la République et s’en remet à la justice », a indiqué Laurent Ulrich. L’archevêque de Lille a ajouté que l’homme d’Église avait été « suspendu de toute responsabilité pastorale », a-t-il ajouté, confirmant une information de La Voix du Nord

« Te souviens-tu […] de ce samedi de juin 1992 »

Jeudi, un homme a publié un message sur Facebook « à l’attention du diocèse de Lille » dans lequel il dénonce, en s’adressant au père Régis Beils, une agression sexuelle qu’il aurait subi en juin 1992.

« Te souviens-tu […] de ce samedi de juin 1992 où tu m’avais invité à déjeuner dans ta maison de Wambrechies ? Ce midi-là où tu m’as agressé en me plaquant contre ton lit, et en mettant de force ta main dans mon caleçon ? », écrit cet homme, ancien élève d’une école de Lille où l’abbé Régis Beils était alors aumônier.

« J’avais 17 ans, je pesais 60 kg contre ta quarantaine, tes 1,90m et tes 100 kg », ajoute-t-il, affirmant être « docteur en science » et « expert en sûreté nucléaire pour le compte de l’État français ».

Il lui signale dans cette publication l’allongement en 2018 du délai de prescription des crimes sexuels commis sur des mineurs, passant de 20 à 30 ans à compter de la majorité de la victime.

« Je n’ai pas aujourd’hui plus qu’hier les moyens de prouver cette agression, mais cette fois-ci tu devras te défendre contre une personne qui vient de rendre 20 ans service à la nation et non contre le lycéen honteux et confus de l’époque », a-t-il poursuivi.