« On est agressés pour un oui et pour un non »

Gilles Durand (avec V. V.) - ©2008 20 minutes

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Ça ne pouvait pas plus mal débuter. Après l'agression d'un chauffeur de bus dimanche, Transpole a attaqué hier la Semaine de la mobilité dans une drôle d'ambiance. Sur la ligne 25 (Roubaix), où l'incident s'est produit, la priorité n'était ainsi pas de sensibiliser les usagers aux transports en commun, mais plutôt de les surveiller. Entre les arrêts Jean-Lebas et Crétinier, les agents de médiation étaient omniprésents. « Ça va durer trois ou quatre jours, le temps que l'affaire se tasse », raconte l'un d'eux.

Si Transpole a choisi, toute cette semaine, d'écouter les voyageurs, la colère gronde surtout chez ses propres employés. « On est agressés pour un oui et pour un non », raconte l'un des chauffeurs de la ligne. « C'est par période », poursuit une collègue. Demain, un bus sillonnera le secteur pour présenter les nouveaux services Transpole. Pas sûr que ce soit la priorité du moment.