Cambrai-Epinoy ne se démobilise pas

Olivier Aballain - ©2008 20 minutes

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« Ne pas perdre de temps. » Deux mois après l'annonce de la fermeture, en 2012, de la base aérienne de Cambrai, le préfet de région, Daniel Canépa, installait hier le comité du site de Cambrai-Epinoy. Objectif : transmettre au Premier ministre « avant la fin novembre » une liste de projets pour redynamiser les lieux. Un calendrier accéléré fait pour rassurer certains élus locaux, à l'instar d'Yves Marecaille, président de la communauté de communes de l'Ouest-Cambrésis : « On s'échine à attirer des entreprises de 200 salariés, et là on nous supprime 1 500 emplois d'un coup, c'est dur ! » Certains élus, comme le maire de Cambrai, François-Xavier Villain (app. UMP), s'avouent « soulagés » par la délocalisation confirmée à Cambrai du commissariat général de l'armée de terre : 700 emplois rapatriés de Rambouillet (78). L'autre projet majeur, la plate-forme multimodale (rail-route-fleuve), pourrait profiter de la piste d'envol de la base aérienne. « Reste à savoir si un avion-cargo peut s'y poser », relativise François-Xavier Villain. Le colonel Bruno Caïtucoli, commandant la BA 103, se veut rassurant : « Je serai là pour apporter mes conseils et contribuer à la redynamisation. »