Nord: La justice relaxe trois syndicalistes accusés de violences contre un député RN

JUSTICE L’avocat des syndicalistes a estimé que c’était « parole contre parole »

20 Minutes avec AFP

— 

Le député RN Sébastien Chenu.
Le député RN Sébastien Chenu. — Thomas Samson / AFP

Ce mercredi, quatre syndicalistes de la CGT, poursuivis pour «violences en réunion» à l’encontre du député Rassemblement national (RN) du Nord Sébastien Chenu, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Valenciennes, a-t-on appris auprès des avocats.

Ils étaient soupçonnés d’avoir violemment exclu l’élu RN d’une manifestation organisée en mars 2018, à Valenciennes, par la CGT Métallurgie. Au début de ce rassemblement, visant à protester notamment contre les fermetures d’usines, Sébastien Chenu avait été prié de partir. Bousculé, il s’était retranché dans une agence de voyages et une dizaine de policiers étaient intervenus pour le protéger.

« Il y avait eu un mouvement de foule »

A l’audience, les syndicalistes « ont reconnu qu’ils étaient présents lors de cette manifestation », mais ont assuré « qu’il y avait eu un mouvement de foule, et qu’en aucun cas ils n’avaient violenté Sébastien Chenu », a raconté leur avocat, Frank Berton.

Faute de vidéos de l’altercation, le député RN avait dans un premier temps « identifié formellement trois personnes » en regardant des photographies de la manifestation. Convoqué pour une confrontation, il avait assuré « reconnaître formellement » le quatrième prévenu dans un rassemblement de soutien de la CGT devant le commissariat, a détaillé l’avocat.

« C’était parole contre parole », a poursuivi maître Berton. Une adjointe de Sébastien Chenu « a expliqué qu’au moment du mouvement de foule elle avait perdu de vue le député, et n’avait pas pu être témoin des faits », a affirmé Me Berton.

« Nous déplorons » cette relaxe, « qui est presque une incitation à continuer ce genre d’intimidations sur les élus du Rassemblement national », a-t-il poursuivi, rappelant que le parquet avait requis des heures de travaux d’intérêt général.