VIDÉO. Hauts-de-France: Vilina accède à la finale des championnats de France de cosplay

CULTURE Cette jeune femme de 25 ans avait choisi le personnage de Freya du jeu vidéo Smite

Mikael Libert

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Trois des douze costumes confectionnés par Sélène, alias Vilina.
Trois des douze costumes confectionnés par Sélène, alias Vilina. — Vilina cosplay
  • Vilina va représenter les Hauts-de-France en finale de la Coupe de France de cosplay.
  • Elle a remporté la sélection à Lille grâce à son costume de Freya, du jeu vidéo Smite.
  • A 25 ans, la jeune femme ne pratique ce loisir que depuis cinq ans.

Dans la peau de héros. Le cosplay, c’est un loisir qui consiste à endosser le costume d’un personnage de fiction. Les adeptes de cette discipline, appelés cosplayeurs (euses) s’inspirent de films, de mangas et même très souvent de jeux vidéo. Si le cosplay fait fureur en Asie et aux Etats-Unis, il n’arrive que timidement en France. Pourtant, cela fait trois ans qu’il existe une Coupe de France de Cosplay. Et lors des qualifications lilloises, samedi dernier, c’est une jeune femme originaire de Calais qui a fait l’unanimité.

Sélène à 25 ans. Née à Calais, elle est partie vivre en région parisienne où elle exerce la profession de comptable. Et quand vient la nuit, cette femme de chiffres se transforme en Vilina la cosplayeuse. « Vilina, c’est le pseudo que j’ai choisi pour les jeux vidéo. C’est l’anagramme de vilain, parce que j’aime bien les personnages de méchants », plaisante-t-elle.

« C’est un truc de fou cette finale »

Samedi dernier, lors des GeekDays à Lille, elle a été sélectionnée pour participer à la finale des Championnats de France de cosplay qui se dérouleront à Lyon en septembre prochain. « Mon costume, c’est celui du personnage de Freya dans un jeu vidéo que j’aime bien, Smite. Je l’avais fabriqué pour participer à un concours international mais j’ai décidé de me présenter pour les qualifications des Hauts-de-France. Et j’ai bien fait », se réjouit-elle.

Une belle victoire qui vient compenser quelques échecs très vite oubliés. « C’est un truc de fou cette finale, c’est comme participer aux Miss France du cosplay », assure Sélène. Une reconnaissance d’autant plus méritée que la jeune femme ne s’est lancée dans la discipline que cinq ans plus tôt.

« C’est une amie qui m’a emmenée à la Japan Expo. Là, j’ai vu une fille habillée comme un personnage de jeu vidéo que j’aime bien. Je me suis demandé ce que ça me ferait d’être à sa place », se souvient-elle. Sélène a tout de même attendu deux années de plus pour se lancer, parce qu’elle avait « un peu peur ». Mais quand elle a décidé d’y aller, rien en pouvait plus l’arrêter : « J’ai commencé à regarder des tutos sur Internet pour fabriquer des costumes. Mon premier, c’était Katarina Kitty Cat du jeu League of legends. Je l’ai fait en un mois », assure la cosplayeuse.

Un record à 200 heures de travail

Depuis, Sélène en a réalisé au mois douze, de plus en plus sophistiqués. « Il faut toucher un peu à tout, la couture, le moulage, la peinture, le dessin et même l’électricité parfois. Je crois que mon record est à 200 heures de travail sur une création », poursuit-elle. Il y a le temps, certes, mais aussi l’argent. « C’est vrai que ça a un certain coût. Pour le dernier, j’ai arrêté de compter à 700 euros », glisse la jeune femme.

La Nordiste exilée aimerait bien vivre de sa passion, mais ce n’est pas à l’ordre du jour. Pour peut-être y parvenir, il lui faut gagner en notoriété. « En France, c’est encore assez méconnu, reconnaît Sélène. Pourtant les gens s’y intéressent quand on leur explique ce dont il s’agit. La Coupe de France, c’est une bonne occasion de parler du cosplay. »