Chants homophobes au RC Lens: La préfecture du Pas-de-Calais et la Ligue de foot s'emparent du dossier

FOOTBALL Après la dénonciation d’un collectif, la Ligue de foot professionnelle et la préfecture du Pas-de-Calais ont décidé de s’occuper des injures homophobes lancées par des supporteurs du RC Lens

Gilles Durand

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Illustration des supporteurs du RC Lens. (Archives)
Illustration des supporteurs du RC Lens. (Archives) — M.Libert / 20 Minutes
  • Le collectif Rouge direct, qui lutte contre l’homophobie dans les stades, demande à la Ligue de foot (LFP) de sanctionner les auteurs de chants dans les tribunes du RC Lens.
  • La LFP annonce que cette affaire sera traitée lors d’une commission de discipline qui se tient, mercredi.
  • « Ces faits étant susceptibles de constituer un délit », la préfecture du Pas-de-Calais a saisi le procureur

« Oh VA [Valenciennes] bande de pédés ! » La préfecture du Pas-de-Calais a réagi, lundi, à la diffusion sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant des supporteurs du RC Lens proférer des insultes homophobes, lors du match Lens-Valenciennes qui se disputait vendredi, au stade Bollaert.

« Ces faits étant susceptibles de constituer un délit, Fabien Sudre [préfet du Pas-de-Calais] a, suite la base de ces éléments, saisi le procureur de Béthune au titre de l’article 40 du code de procédure pénale », annonce la préfecture, dans un communiqué.

Propos indignes et discriminatoires

Le préfet « condamne avec la plus grande fermeté de tels propos indignes et discriminatoires qui portent atteinte aux valeurs du sport et de notre pays ». C’est le collectif Rouge Direct, qui lutte contre l’homophobie dans le sport, qui avait dénoncé, samedi, ces chants. Il demandait, une fois de plus, à la Ligue de football professionnel (LFP) de prendre des mesures. Cette fois, il a été entendu.

« La commission de discipline va se saisir du dossier mercredi, assure sa présidente Nathalie Boy de la Tour à L’Equipe. La vidéo apporte des éléments concrets, qui ont été transmis au délégué du match, qui va les intégrer dans son rapport. En parallèle, à travers notre convention de partenariat avec la Licra, nous allons étudier les suites judiciaires à donner à ces événements. »