Grand débat: Des élus des Hauts-de-France posent un lapin au président

POLITIQUE Plusieurs élus de droite ou de gauche ont décliné l’invitation à un déjeuner à l’Elysée dans le cadre du grand débat national

20 Minutes avec AFP
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Un stand de proximité «Grand débat national» (illustration.
Un stand de proximité «Grand débat national» (illustration. — B. Colin / 20 Minutes

Après les députés de La France insoumise (LFI), sept parlementaires Les Républicains (LR) des Hauts-de-France ont annoncé, mercredi, qu’ils boycotteraient le déjeuner organisé, vendredi, par le président Emmanuel Macron dans le cadre du grand débat lié à la crise des « gilets jaunes ».

« Il nous a été signifié que les parlementaires ne seront pas autorisés à prendre la parole ou à interroger le chef de l’Etat lors de cette rencontre. Seuls les maires, choisis par le cabinet du président, pourront donc dialoguer avec ce dernier », ont-ils rapporté dans un communiqué.

« Manœuvre dilatoire destinée à faire diversion »

« Avec ce semblant de dialogue bien orchestré, Emmanuel Macron use une nouvelle fois d’une Manœuvre dilatoire destinée à faire diversion alors que le mécontentement de la population n’a jamais été aussi criant », ont-ils déploré, estimant que « cette situation démontre une fois de plus le mépris du président de la République pour les parlementaires ».

Le communiqué est signé par les députés Sébastien Huygue et Guy Bricourt (Nord), Julien Dive (Aisne), Maxime Minot (Oise) et Pierre-Henri Dumont (Pas-de-Calais) et les sénateurs Pascale Gruny et Antoine Lefèvre (Aisne). Les trois députés LFI des Hauts-de-France, François Ruffin (Somme), Adrien Quatennens et Ugo Bernalicis (Nord) avaient annoncé lundi qu’ils boycotteraient ce déjeuner à l’Elysée, auquel Emmanuel Macron a convié des élus des Hauts-de-France à « échanger » dans le cadre du grand débat national.

Le Pen absente et Aubry empêchée

Marine Le Pen, députée (RN) du Pas-de-Calais, sera quant à elle en déplacement à La Réunion, où elle est arrivée mercredi soir. Retenue par un « conflit d’agenda », la maire (PS) de Lille, Martine Aubry, ne sera pas présente non plus.

Quelque 150 à 200 personnes ont été invitées dont des maires de chefs-lieux de canton, le président de la région Xavier Bertrand, les parlementaires et représentant de l’Association des maires de France et des maires ruraux.