Lille: La métropole marque un point dans le dossier de l’aménagement de Saint-Sauveur

URBANISME Dans son dernier rapport, le commissaire enquêteur a réaffirmé son avis favorable au projet d’aménagement de la friche Saint-Sauveur

Mikael Libert

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La friche Saint-Sauveur, à Lille.
La friche Saint-Sauveur, à Lille. — M.LIBERT/20 MINUTES
  • Le commissaire enquêteur sur le projet Saint-Sauveur a émis un second avis favorable.
  • Une réserve a été faite au sujet de l’implantation d’une piscine olympique.
  • La justice administrative doit encore se prononcer sur le fond du dossier.

Un partout, la balle au centre. Le projet d’aménagement par la Métropole européenne de Lille (MEL) de la friche Saint-Sauveur avait été stoppé net, en décembre dernier, par le tribunal administratif de Lille. Plusieurs associations avaient soumis une requête en référé, mettant notamment en avant des problématiques liées à la qualité de l’air.

La MEL avait donc diligenté une seconde enquête publique et fourni de nouvelles données afin de lever les réserves émises par le commissaire enquêteur dans son premier rapport. Ce dernier a rendu ses conclusions, lundi, et elles sont plutôt favorables au projet.

« Des avantages escomptés supérieurs aux inconvénients »

« Ce projet présente des avantages escomptés supérieurs aux inconvénients qu’il génère, et mérite d’être déclaré d’intérêt général », résume le commissaire enquêteur dans la conclusion de son avis, remis ce lundi. A noter que son premier avis avait déjà été favorable au projet, malgré trois réserves, notamment sur l’étude d’impact sur la qualité de l’air et l’implantation de la piscine olympique.

Là encore, ce second avis positif s’accompagne d’une réserve : que la MEL mandate un expert pour « vérifier que la localisation […] de la piscine, compte tenu de la qualité de l’air à cet endroit, est […] compatible avec les modifications physiologiques à l’effort lors des activités sportives ».

Une réserve, sept recommandations

Outre cette réserve, le commissaire enquêteur a émis sept recommandations. De « prolonger avec les Lillois une concertation et une information en continu ». De « prendre des mesures fortes pour ne pas aggraver l’état de la qualité de l’air ». De veiller à éviter l’engorgement automobile aux heures de pointe dans la zone du projet. Ou encore de « vérifier à partir de données actualisées le besoin réel d’infrastructures de bureaux sur le site ».

Le projet a finalement été validé en l’état et, de l’avis du commissaire enquêteur, ne nécessite aucune modification. Ce qui n’est cependant pas synonyme de feu vert pour commencer les travaux. « Il nous reste des options, notamment juridiques. Le dossier doit encore être jugé sur le fond par le tribunal administratif », déclare Fête la friche, l’une des associations à l’origine du recours en justice.