VIDEO. La guerre de Troie et le voyage d'Ulysse revisités par le Louvre-Lens

EXPOSITION Au Louvre-Lens, l'exposition « Homère, le prince des poètes » montre toute l’influence de l’écrivain antique dans notre culture

Gilles Durand

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L'exposition «Homère, au Louvre-Lens.
L'exposition «Homère, au Louvre-Lens. — G. Durand / 20 Minutes
  • Jusqu’au 22 juillet, le musée du Louvre-Lens propose une exposition sur l’auteur grec antique, Homère.
  • Environ 250 œuvres retracent les deux épopées héroïques : l’Iliade et l’Odyssée.
  • La guerre de Troie et le voyage d’Ulysse sont les histoires fondatrices de la littérature.

Homère a-t-il vraiment existé ? Le mystère plane toujours sur l’auteur grec de l’Antiquité, à qui on doit l’Iliade et l’Odyssée, deux épopées dont l’ampleur et l’influence méritaient bien une exposition XXL*. De fait, c’est la première fois qu’Homère est mis en scène avec une telle envergure dans un musée.

A travers 250 œuvres archéologiques et artistiques, le Louvre-Lens traverse donc les siècles pour tenter d’explorer les origines de notre littérature. « L’Iliade a engendré les récits de guerre, tandis que l’Odyssée annonce les romans d’amour et d’aventure », note l’écrivain Alain Jaubert, un des quatre commissaires de cette expo.

Car la scénographie a surtout l’originalité de réunir des pièces archéologiques et des œuvres d’artistes classiques, peintures, sculptures, tapisseries, voire des caricatures modernes. On pourra comparer les points de vue de Rubens, Watteau, Chagall ou encore Twombly.

Anachronismes historiques

La guerre de Troie et le voyage d’Ulysse n’ont cessé d’inspirer notre civilisation depuis la Grèce antique. Entre mythe et réalité, ces deux récits héroïques ont logiquement conquis le cinéma, comme le montrent différents extraits de films diffusés en continu. Sur un autre écran, les commissaires d’expo ont eu une autre idée : c’est l’acteur Jean Rochefort qui raconte, à sa manière souvent truculente, certains épisodes qui flirtent avec l’érotisme.

Enfin, l’originalité repose sur le rapport des épopées au temps. Ainsi, une vitrine montre parfaitement les anachronismes qui jalonnent ces deux histoires issues de la tradition orale avant d’être fixées par écrit vers -700 av. JC. S'y mêlent, par exemple, l’époque du bronze et celle du fer, couvrant pas moins de sept siècles durant lesquels l’œuvre poétique n’a cessé d’être actualisée et adaptée.

Ne parle-t-on pas, encore aujourd’hui, du fameux talon d’Achille pour évoquer le point faible de quelqu’un ou de quelque chose ? Preuve qu’Homère a laissé une trace indélébile.

*10/5 €. Jusqu’au 22 juillet, au Louvre-Lens, 99, rue Paul-Bert, à Lens. Gratuit les 30 et 31 mars pour tous et les 6 et 7 avril pour les visiteurs déguisés en super-héros.